Mossoul: Les forces irakiennes consolident leur avancée
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MossoulLes forces irakiennes consolident leur avancée

Des commandants se disant confiants dans une progression rapide de la partie occidentale de la deuxième ville d'Irak.

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Keystone
Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Keystone
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

AFP

Les forces irakiennes ont consolidé leurs positions après une percée vers la périphérie sud-ouest de Mossoul, des commandants se disant confiants dans une progression rapide pour la reprise aux djihadistes de la partie occidentale de cette deuxième ville d'Irak.

La partie orientale, séparée de la partie occidentale par le fleuve Tigre, a été «libérée» du groupe Etat islamique (EI) fin janvier, trois mois après le début d'une vaste offensive pour reconquérir la cité septentrionale aux mains de l'EI depuis juin 2014.

Les milliers de soldats, policiers et miliciens engagés dans l'opération lancée dimanche pour reprendre la partie ouest de Mossoul cherchent dans un premier temps à conquérir l'aéroport désaffecté et une ancienne base adjacente.

Un village crucial repris

Avec le soutien de l'aviation, ils ont repris lundi le village d'Al-Bousseif que l'EI utilisait comme base principale au sud de Mossoul, a expliqué mardi le général Abbas al-Joubouri, commandant de la Force d'intervention rapide (FIR), devenue incontournable dans la lutte anti-EI.

«Il a été sécurisé dans un temps record», a-t-il dit à l'AFP. «Nous avons combattu maison par maison. Seuls quelques (combattants de l'EI) portaient des ceintures explosives». Les impacts des tirs étaient visibles sur les murs de plusieurs maisons d'Al-Bousseif situé à 5 km à vol d'oiseau de l'aéroport.

Une dizaine de civils, fuyant un village voisin, Khraybeh, sont arrivés mardi aux abords d'Al-Bousseif, arborant des drapeaux blancs. Les forces de sécurité les ont contrôlés un à un pour s'assurer qu'ils ne portaient pas de ceintures explosives avant de les laisser entrer dans le village.

Pause

L'un d'eux a eu droit à un téléphone portable pour pouvoir informer ceux qui étaient restés chez eux qu'ils pouvaient les rejoindre à Al-Bousseif alors qu'un autre donnait des indications à la police sur les positions djihadistes . «On est resté coincé à la maison pendant deux jours, on ne pouvait pas sortir à cause des bombardements», a expliqué à l'AFP l'un des civils, Ahmed, 45 ans.

Selon lui, des membres irakiens de l'EI ont fui dimanche son village de Khraybeh dès le début de l'offensive. Mais les membres étrangers de l'organisation extrémiste y étaient encore lundi soir.

Le général Joubouri a fait état d'un grand nombre de combattants de l'EI tués lundi dans les combats alors que des tunnels ont été découverts et des équipements récupérés. Il n'y a pas eu de bilan pour les pertes irakiennes. Il a ajouté que ses forces prenaient une pause mardi.

«Aujourd'hui, nous n'avons pas d'opérations. Dans les prochains jours nous avancerons par le nord», a-t-il dit. Les forces du Service du contre-terrorisme (CTS), formées à la guerre urbaine, avaient avancé lundi vers la périphérie sud-ouest de Mossoul.

Encore quelque 2000 djihadistes sur zone

«Je ne pense pas que reprendre la partie occidentale va nous prendre longtemps», a affirmé, sur un ton confiant, le général Joubouri, même si experts et commandants avaient prévenu que cette bataille serait l'une des plus dures contre l'EI.

Il reste «quelque 2000» djihadistes à Mossoul-Ouest, selon un responsable américain du renseignement. Leur nombre était estimé à entre 5000 et 7000 avant le début de la vaste offensive, le 17 octobre, pour reprendre à l'EI son dernier grand bastion en Irak.

Les forces irakiennes peuvent compter sur les frappes de la coalition internationale. Selon le général américain Chuck Corcoran, des dizaines d'avions survolent la ville à toute heure: les drones volent au niveau le plus bas, les bombardiers au milieu et les avions espions U-2 et autres appareils de surveillance au-dessus.

Kamikaze britannique

Par ailleurs, selon la presse anglaise de mercredi, un djihadiste, de l'EI qui aurait récemment commis un attentat suicide près de Mossoul était un Britannique qui avait été détenu au centre de détention américain de Guantanamo. Jamal al-Harith, détenu entre 2002 et 2004 à Guantanamo, avait été brièvement interrogé par la police à son retour en Grande-Bretagne puis remis en liberté sans charges.

Sur le plan humanitaire, la situation se dégrade à Mossoul-Ouest où les quelque 750'000 habitants assiégés manquent de tout alors que les djihadistes ont fermé les hôpitaux. Environ 350'000 enfants y «sont pris au piège», s'est alarmé Save the Children prévenant que «les conséquences des bombardements dans les rues étroites et densément peuplées risquent d'être plus meurtrières que tout ce que nous avons connu jusque-là dans ce conflit».

L'ONU veut de son côté établir rapidement de nouveaux camps dans l'éventualité d'un exode.

Une perte totale de Mossoul serait un échec cinglant pour l'EI qui a perdu beaucoup de terrain ces derniers mois en Irak et en Syrie voisine. Le groupe djihadiste, ne contrôlerait alors plus qu'une région autour de la ville irakienne de Hawija, à 180 km au sud-est de Mossoul, la cité de Tal Afar, à l'ouest de Mossoul, et de petites localités dans l'ouest irakien. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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