Kazakhstan – Les forces menées par la Russie lancent leur retrait
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KazakhstanLes forces menées par la Russie lancent leur retrait

«L’opération du maintien de la paix est finie.» Le général Serdioukov a annoncé le retrait des forces menées par la Russie au Kazakhstan pour mater les émeutiers. Ce retrait durera dix jours.

Le «contingent de la paix» mené par la Russie au Kazakhstan comprend aussi des soldats arméniens (photo), biélorusses, tadjiks et kirghizes.

Le «contingent de la paix» mené par la Russie au Kazakhstan comprend aussi des soldats arméniens (photo), biélorusses, tadjiks et kirghizes.

AFP

Les forces menées par la Russie ont lancé, jeudi, leur retrait du Kazakhstan, où elles avaient été dépêchées pour soutenir le pouvoir en place face à des émeutes sans précédent, a annoncé le ministère russe de la Défense. Une cérémonie solennelle réunissant les soldats de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire menée par Moscou, qui ont participé à l’opération, a eu lieu à cette occasion dans la matinée à Almaty, principale ville kazakhe.

«L’opération du maintien de la paix est finie, les tâches ont été remplies», s’est félicité, à cette occasion, le général russe Andreï Serdioukov, commandant du contingent de l’OTSC, comprenant des troupes russes, biélorusses, arméniennes, tadjikes et kirghizes, qui a été envoyé dans cette ex-République soviétique d’Asie centrale, le 6 janvier.

Selon le ministère russe de la Défense, ces troupes ont commencé «à préparer le matériel militaire et technique pour chargement dans les appareils de l’aviation russe, en vue d’un retour dans leur base permanente». Le retrait doit s’achever dans dix jours, selon le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et l’OTSC.

Des dizaines de morts, 12’000 arrestations

Le Kazakhstan a été secoué, la semaine dernière, par des violences jamais vues depuis son indépendance, en 1991. Elles ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, poussé au déploiement du contingent du maintien de la paix piloté par la Russie et amené à l’arrestation d’au moins 12’000 personnes.

Les violences les plus graves ont eu lieu à Almaty, avec des échanges de tirs, le pillage de magasins ou l’incendie de la mairie et de la résidence présidentielle.

Les émeutes ont été qualifiées d’agression «terroriste» par les autorités, qui n’ont toutefois pas fourni de preuves concrètes en ce sens. Elles avaient éclaté après des manifestations contre la hausse des prix du carburant, sur fond de dégradation du niveau de vie et de corruption endémique.

(AFP)

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