Actualisé 31.10.2013 à 13:43

«Ange blond»Les frères et soeurs de Maria seront placés

Les sept frères et soeurs de la fillette de quatre ans découverte dans un camp rom du centre de la Grèce vont être placés temporairement dans différentes structures d'accueil.

Cette agence prévoit un hébergement d'urgence «chez des proches, dans des familles d'accueil, et dans des institutions spécialisées» pour les sept autres enfants mineurs du couple Sacha et Atanas Roussev, identifiés comme les parents biologiques de la petite Maria, surnommée «L'Ange blond» dans les médias et découverte le 16 octobre en Grèce.

L'Agence envisage des contacts réguliers avec les parents, avant un retour chez ces derniers lorsqu'ils seront «prêts à les prendre en charge de façon adéquate».

Sacha et Atanas Roussev, qui ont reconnu avoir laissé leur bébé Maria en 2009 en Grèce, alors qu'ils s'y trouvaient pour des travaux saisonniers, font l'objet d'une enquête pour abandon d'enfant et risquent jusqu'à 6 ans de prison. Ils affirment ne pas avoir vendu Maria, mais l'avoir confiée à une femme grecque.

La Bulgarie favorable au retour de Maria

Mardi, le Gouvernement bulgare avait fait part de son intention de faire revenir Maria en Bulgarie.

L'association grecque qui a actuellement la charge de Maria, «Le sourire de l'enfant», avait indiqué que son retour éventuel en Bulgarie relevait dorénavant de la compétence de la justice grecque, qui poursuit son enquête sur cette affaire.

En cas de retour de Maria en Bulgarie, la fillette serait placée dans un village du réseau international «SOS Villages d'enfants», a précisé jeudi l'Agence bulgare pour l'assistance sociale.

Cette association dispose de deux villages en Bulgarie, avec 140 places au total. Des familles d'accueil s'y occupent de la garde d'enfants abandonnés.

Polémiques

Le sort réservé aux enfants du couple Roussev est au centre de polémiques dans les médias bulgares depuis quelques jours, certains dénonçant «l'hypocrisie» des autorités, qui se focalisent sur une famille en particulier, alors que de très nombreuses autres familles se trouvent dans une situation comparable.

«Il y a trop d'enfants qui vivent dans de telles conditions, sans être Anges blonds», rappelle jeudi le quotidien bulgare «Pressa».

La minorité Rom de Bulgarie, estimée à 700'000, soit 9% de la population, est plongée dans la misère. Dans le ghetto rom de Nikolaevo (centre) des dizaines de familles rom habitent, tout comme les Roussev, des masures en terre battue, couchent à même le sol et sont souvent sans emploi. (afp)

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