Les fumeurs de l'aéroport exemptés de loi antitabac
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Les fumeurs de l'aéroport exemptés de loi antitabac

Le Lounge fumeurs inauguré le 17 mars à Cointrin a obtenu une dérogation spéciale mercredi passé.

«Il est apparu judicieux de faire une exception pour le salon fumeurs de l'aéroport», a estimé hier Bernard Favre, secrétaire général du Département de l'emploi, en charge de l'Aéroport international (AIG). Inauguré peu après le plébiscite contre la fumée passive dans les lieux publics, au mois de mars dernier, l'avenir du Lounge paraissait incertain. «Juridiquement, la situation est spéciale, a reconnu Philippe Roy, porte-parole de l'aéroport. C'est une zone internationale, mais qui est encore sous la souveraineté de l'Etat.»

Reste que depuis mercredi dernier, la question est tranchée.

Le gouvernement a en effet rajouté une ligne au règlement d'application de l'initiative. Cointrin a désormais le droit à une dérogation pour accueillir un lieu fumeurs dans ses locaux. Les dispositions internationales et celles de l'aviation civile interdisent de s'en griller une sur le tarmac. Comme les passagers en transit ne peuvent pas sortir de l'aéroport, ils sont donc «prisonniers», parfois durant de longues heures, ce qui peut devenir pénible pour un fumeur.

«Il risque d'y avoir des problèmes liés au stress ou à l'énervement», justifie Carmelo Lagalna, secrétaire adjoint du département de la santé. «C'est l'exception qui se justifie le plus», renchérit Bernard Favre. Nous ne pouvions pas être le seul aéroport non-fumeurs au monde. Nous devons préserver des conditions optimales d'accueil pour attirer une clientèle qui permette à l'aéroport de garder son statut», prévient-il.

Renaud Bournoud

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