Genève: Les fumoirs irritent les pro et les anti-tabac
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GenèveLes fumoirs irritent les pro et les anti-tabac

La campagne contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics a été lancée mardi sur fond de recours et de nouvelle initiative.

par
Maria Pineiro

«Nous sommes contre tous les interdits», a déclaré mardi Jean-Claude Delaude, membre des Dissidents de Genève. Le comité référendaire contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics a lancé sa campagne mardi. Il demande l'application de la loi fédérale, plus permissive.

Si Genève a interdit la fumée tout en tolérant des fumoirs, le Parlement fédéral est allé plus loin en laissant aussi le libre choix aux établissements de moins de 80 m2 d'être ou non fumeurs. Les Genevois se prononceront le 27 septembre.

«Actuellement, on peut déjà manger sans fumée dans la plupart des restaurants. Cela permet de préserver la santé de chacun», a argumenté Jacques-André Widmer, président des Dissidents. «Qui mieux que nous sait ce qui est bon pour nos clients?» a renchéri Laurent Terlinchamp, président des cafetiers. «La loi fédérale permettrait de maintenir les bistrots de village et leur fonction sociale.»

Du côté de l'interdiction, Jean Barth, le père de l'initiative, a d'ores et déjà averti qu'il fera recours au Tribunal fédéral contre les fumoirs cantonaux, «qui ne respectent pas l'avis de 80% de la population», gronde-t-il. A tout cela il faut ajouter l'initiative en cours de la Ligue pulmonaire suisse pour une interdiction nationale. Les cendriers genevois ne sont pas près de disparaître.

Les Romands l’écrasent

Neuchâtel et le Valais ont déjà banni la cigarette dans les établissements publics, mais avec la mise en place de fumoirs. Vaud s’y mettra le 15 septembre. A Fribourg, les administrations ne fument plus depuis le 1er juillet. Les cafés-restaurants, eux, suivront dès 2010, avec des fumoirs. Le Jura, qui a déjà banni la fumée des administrations, étudiera la question d’une interdiction élargie dès la fin du mois de septembre.

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