France – Les funérailles d’Yvan Colonna auront lieu vendredi

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FranceLes funérailles d’Yvan Colonna auront lieu vendredi

L’indépendantiste corse sera enterré vendredi après-midi, dans son village familial de Cargèse, a confirmé son entourage.

Des personnes allument des bougies sur les marches de la cathédrale d’Ajaccio, en Corse, le 22 mars 2022.

Des personnes allument des bougies sur les marches de la cathédrale d’Ajaccio, en Corse, le 22 mars 2022.

AFP

Les funérailles d’Yvan Colonna, militant indépendantiste corse condamné pour l’assassinat du préfet Erignac et agressé mortellement en prison, auront lieu vendredi, à 15 h 00 dans son village familial de Cargèse (Corse du Sud), ont indiqué des sources proches du dossier et la famille. «La famille confirme» le lieu et l’heure des obsèques, a indiqué Me Patrice Spinosi, l’un des avocats de la famille du défunt, dont le corps sera rapatrié en Corse depuis l’hôpital de Marseille, mercredi soir.

Victime d’un codétenu radicalisé

Yvan Colonna, qui purgeait une peine de prison à perpétuité pour sa participation à l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998 à Ajaccio, avait été violemment agressé dans la salle de sport de la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône) par un codétenu, Franck Elong Abé, un Camerounais de 36 ans, qui purgeait plusieurs peines dont une de neuf ans d’emprisonnement pour «association de malfaiteurs terroriste». Ce détenu radicalisé a depuis été mis en examen pour tentative d’assassinat terroriste.

À la suite du décès d’Yvan Colonna, le parquet national antiterroriste a requis lundi la requalification de cette mise en examen en «assassinat en relation avec une entreprise terroriste». Selon plusieurs sources, l’agresseur d’Yvan Colonna, avait justifié son acte par le fait que le militant corse aurait blasphémé et «mal parlé du Prophète».

Calme revenu en Corse

Au lendemain de l’annonce du décès d’Yvan Colonna le recueillement a prédominé sur l’île, contrastant avec les scènes de violences qui ont émaillé les différentes manifestations de soutien au militant corse pendant près de deux semaines.

Les circonstances de son agression et notamment la durée de celle-ci sans intervention de gardiens ont suscité colère et polémiques et font l’objet d’une enquête judiciaire, d’une inspection administrative ainsi que d’auditions parlementaires. Cette colère, dirigée contre un «État français» qualifié «d’assassin» par les protestataires, avait culminé en émeutes le 13 mars à Bastia, avec une manifestation ayant fait 102 blessés, dont 77 du côté des forces de l’ordre.

Le calme était revenu la semaine passée avec une visite de trois jours en Corse du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a promis des discussions avec les élus corses et les forces vives de l’île sur une éventuelle autonomie.

(AFP)

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