BNS: Les futurs billets «trop faciles à falsifier»
Actualisé

BNSLes futurs billets «trop faciles à falsifier»

Un ex-faussaire met en garde: les futurs billets de banque ne seront pas à toute épreuve. La taille de l'hologramme surtout pose problème.

par
Pascal Schmuck/nxp/dmz
1 / 47
Thomas Jordan, président de la BNS (à droite), et Fritz Zurbruegg, le vice-président, montrent les nouveaux billets de 100 francs. (Mardi 3 septembre 2019)

Thomas Jordan, président de la BNS (à droite), et Fritz Zurbruegg, le vice-président, montrent les nouveaux billets de 100 francs. (Mardi 3 septembre 2019)

kein Anbieter
Le format des nouveaux billets change: ils sont plus petits et donc plus pratiques. (Mardi 3 septembre 2019)

Le format des nouveaux billets change: ils sont plus petits et donc plus pratiques. (Mardi 3 septembre 2019)

kein Anbieter
Le bleu reste la couleur dominante du nouveau billet de 100 francs, conformément à celle des billets de la série précédente.  (Mardi 3 septembre 2019)

Le bleu reste la couleur dominante du nouveau billet de 100 francs, conformément à celle des billets de la série précédente. (Mardi 3 septembre 2019)

kein Anbieter

Les nouveaux billets de banque que la Banque Nationale Suisse (BNS) s'apprête à mettre en circulation font l'unanimité. Même auprès des faussaires, qui les trouvent faciles à imiter, comme le rapporte l'Aargauer Zeitung.

C'est en tout cas l'avis de Hans-Jürgen Kuhl, un des plus célèbres faussaires du monde. Il s'amuse surtout de la taille du nouvel hologramme argenté. «Il fait 1,5 centimètre, c'est trop facile», prévient-il. La BNS n'a pas souhaité commenter, rapporte 20 Minuten.

Pas un fan des nouveaux billets

Hans-Jürgen Kuhl sait de quoi il parle: ce citoyen allemand avait été arrêté en 2007 pour avoir émis près de 16,5 millions de dollars en coupures de 100. Il travaille actuellement comme graphiste. Il critique aussi les mesures de la BNS, qui garde le voile sur les futurs marqueurs de sécurité de nouvelles coupures.

«C'est n'importe quoi! Personne ne va essayer d'imiter un billet avant de l'avoir dans la main.» L'expert, surnommé à son époque le «Warhol des faussaires» pour la qualité de son travail, reconnaît qu'il n'aime pas les futurs billets, contrairement à ceux en circulation actuellement. «Bien faits graphiquement, composition harmonieuse des couleurs avec toutes les marques de sécurité nécessaires.»

Surtout des pièces de 5 francs

Toutefois, la Suisse est sauvée par... sa taille, qui est trop petite aux yeux des faussaires internationaux. «Cela coûte aussi cher que de falsifier des euros ou des dollars mais on peut écouler ces derniers dans bien plus de pays.»

En 2014, l'Office fédéral de la police a saisi 16'654 exemplaire de fausse monnaie pour une valeur de 420'447 francs. Mais l'immense majorité, soit 14'000, concernait surtout de fausses pièces de cinq francs.

Trop tôt pour s'exprimer

Contactée, la BNS n'a pas souhaité faire de commentaire sur les déclarations du faussaire. Elle précise toutefois que les billets, tels que présentés actuellement «ne correspondent toutefois pas tout à fait à ceux qui seront mis en circulation». Kuhn semble donc avoir parlé un peu vite...

Ton opinion