09.10.2019 à 06:18

Lausanne«Les futurs médecins se pètent le dos pour étudier»

Pour faire face aux auditoires surchargés, l'Université voulait gagner de la place en retirant des tables. Une fausse bonne idée.

de
Francesco Brienza
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Les étudiants en médecine ont fait part de leur insatisfaction face à une idée de leur Faculté.

Les étudiants en médecine ont fait part de leur insatisfaction face à une idée de leur Faculté.

dr
Celle-ci visait à endiguer le phénomène de suroccupation de l'auditoire qui accueille les étudiants de première année.

Celle-ci visait à endiguer le phénomène de suroccupation de l'auditoire qui accueille les étudiants de première année.

dr
Principale mesure, retirer les tables de travail pour ajouter plus de chaises.

Principale mesure, retirer les tables de travail pour ajouter plus de chaises.

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La mesure n'a tenu qu'une journée. En retirant des tables d'un auditoire pour y ajouter plus de chaises vendredi dernier, l'École de médecine s'est plantée. Elle a même déclenché un léger vent de révolte chez les étudiants. «Merci de nous contraindre à voler le mobilier de la cafétéria», ont-ils dénoncé sur Instagram, photos cocasses à l'appui. Pour pouvoir prendre des notes, les futurs médecins ont alors fait preuve de créativité. «Comme il y avait plein de chaises, certains en ont posé une sur leurs genoux pour faire office de table, raconte un étudiant. Du coup, les derniers arrivés étaient assis par terre et se pétaient le dos.» Pas facile d'étudier dans ces conditions. Surtout que la 1ère année de médecine ne pardonne pas, avec un taux d'échec de 60%. Résultat: dès ce lundi, la disposition d'origine était de retour. Et avec elle les guerres matinales pour trouver une place assise dans l'auditoire.

Cette année, les étudiants inscrits en médecine sont particulièrement nombreux, affirme la Direction de l'École, qui se dit préoccupée. La salle est prévue pour environ 500 personnes et ils sont près de 730 à la fréquenter. Une situation qui s'explique par l'absence d'examens d'entrée dans la filière. La Faculté a examiné différentes options avant de retirer les tables de travail. D'ailleurs, elle n'a pas dit son dernier mot dans la lutte contre la suroccupation des lieux. «Un dispositif de retransmission en direct dans une salle à proximité sera installé dans le courant de la semaine», a-t-elle fait savoir aux étudiants. Un dispositif de streaming privé est aussi à l'étude.

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