Faune - Les Galápagos font leur tout premier recensement d’iguanes roses 
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FauneLes Galápagos font leur tout premier recensement d’iguanes roses

Une expédition scientifique va passer 10 jours à recenser ces reptiles qui vivent uniquement sur l’île d’Isabela, a annoncé mercredi la direction du parc national de l’archipel.

L’iguane rose, espèce endémique aux Galápagos, ne vit qu’autour du volcan Wolf, sur l’île d’Isabela. Ce reptile n’a été décrit par les scientifiques qu’à partir de 2009.

L’iguane rose, espèce endémique aux Galápagos, ne vit qu’autour du volcan Wolf, sur l’île d’Isabela. Ce reptile n’a été décrit par les scientifiques qu’à partir de 2009.

Parque nacional Galápagos

Une expédition scientifique va recenser pour la première fois sur l’archipel des Galápagos la population d’iguanes roses, une espèce endémique du volcan Wolf, a annoncé mercredi le Parc national des Galápagos (PNG).

Pendant 10 jours, une trentaine de scientifiques et de gardes du parc «vont parcourir la zone de vie des iguanes roses autour du volcan Wolf, au nord de l’île Isabela (la plus grande île de l’archipel) pour effectuer un recensement complet de la population de ces reptiles», a indiqué le PNG sur Facebook et Twitter.

Les iguanes roses, qui habitent exclusivement une zone de 25 kilomètres carrés dans l’archipel n’ont été décrits par la science qu’à partir de 2009. Certains suivis de l’espèce suggèrent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 350 spécimens. Cependant, jusqu’à présent, «aucun jeune n’a été découvert», explique Washington Tapia, directeur de la conservation de l’organisation américaine Galápagos Conservancy, qui a organisé l’expédition avec le PNG.

L’objectif de l’expédition est «d’essayer de comprendre la situation réelle de cette population» d’iguanes afin de «concevoir un plan d’action pour la gestion de cette espèce», a indiqué Washington Tapia, ajoutant que les scientifiques rechercheront également des «tortues hybrides présentant un intérêt pour la conservation».

Découverte d’une tortue géante censément éteinte

En 2020, une autre équipe de chercheurs avait découvert dans la zone du volcan Wolf une femelle à forte charge génétique de l’espèce «Chelonoidis abingdonii», une variété de tortue géante considérée comme éteinte sur l’île de Pinta.

C’est à cette espèce qu’appartenait l’emblématique tortue «George le solitaire», décédé en 2012 après avoir refusé de s’accoupler en captivité avec des femelles de sous-espèces apparentées.

Les tortues géantes sont arrivées il y a trois à quatre millions d’années dans l’archipel des Galápagos, situé à 1000 km des côtes de l’Équateur. Étudiées par le naturaliste anglais Charles Darwin, elles lui ont permis de développer sa théorie sur l’évolution des espèces.

L’archipel des Galápagos est classé Patrimoine mondial et réserve mondiale de biosphère pour sa flore et sa faune uniques.

(AFP)

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