Lausanne : Les gamers se mobilisent pour soutenir leur bar préféré

Publié

Lausanne Les gamers se mobilisent pour soutenir leur bar préféré

Des habitués du bar e-sport Qwertz organisent ce week-end sur Twitch un événement en faveur de l’établissement, durement touché par la crise sanitaire.

par
Loïc Gebhard
Le Qwertz héberge également des soirées jeux de société et des concerts.

Le Qwertz héberge également des soirées jeux de société et des concerts.

DR

À l’instar de nombreux bars et restaurants en Suisse, le Qwertz a souffert financièrement des mesures de restrictions en lien avec la pandémie de coronavirus. Mais le plus geek des bars lausannois, qui accueille les passionnés de gaming et d’e-sport depuis 2013 près de Saint-François, peut toutefois compter sur une clientèle extrêmement attachée à son repaire.

En l’espace d’un mois, les habitués du bar ont ainsi mis sur pied deux initiatives de soutien pour aider le lieu et son patron, Nicolas Giller. Mi-mai, un marathon de streaming organisé par un client, Mika, a ainsi déjà permis de réunir la somme de 1200 francs. Et ce week-end, c’est un événement consacré à la pratique du «speedrun» qui tentera de lever des fonds en faveur de l’établissement.

Conférences et performances

Intitulé «Game* Speedrun Fest» et organisé par des étudiants et membres de l’UNIL et de l’EPFL, ce dernier se déroule sur trois jours et sera diffusé sur Twitch. De nombreuses conférences et performances autour de la discipline, qui consiste à tenter de battre des records dans des jeux vidéo, sont au programme.

«L’idée de créer un événement du genre nous tenait à cœur depuis longtemps, mais sans trouver de but à ce projet, explique Zoé, l’une des initiatrices de l’événement. Avec la pandémie, ce but nous est malheureusement paru évident.» À l’instar de nombreux clients, elle affectionne tout particulièrement le bar lausannois. «Il y a une ambiance chaleureuse, bienveillante, où tout le monde se retrouve autour d’un verre pour discuter ou faire une partie de jeux vidéo.»

«Une communauté»

Quant au propriétaire de l’établissement, Nicolas, il se dit flatté et très touché par les initiatives. «J’ai beaucoup de chance d’avoir une clientèle qu’aujourd’hui, je ne peux tout simplement plus appeler ainsi. C’est une communauté, des gens que je connais et que j’aime, et dire «clients», c’est presque péjoratif.»

Ton opinion