«Les garçons n'ont plus le monopole de la violence»
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«Les garçons n'ont plus le monopole de la violence»

GENEVE – Trois filles ont été arrêtées pour avoir tabassé une passagère de 19 ans dans un bus dimanche passé.

Elle rentrait chez elle lorsque trois jeunes filles de 19 ans l'ont bousculée, puis rouée de coups à la tête et dans le dos. «Sans aucune raison valable», cite le porte-parole de la police. Ces faits remontent à la nuit de samedi à dimanche. Au moment de l'agression, la victime empruntait un bus des TPG de la ligne E en direction de Vésenaz. Les forces de l'ordre en charge de l'enquête ont découvert sur l'une des assaillantes un téléphone portable déclaré volé il y a deux semaines. Les jeunes filles ont été conduites en prison pour violence et recel.

Un autre cas vient s'ajouter au dossier des violences chez les jeunes filles. Celui de Laura*, une adolescente de 15 ans. «Elle a embrassé le mauvais garçon lors d'une boom, témoigne un proche. Prise à partie par une bande de «copines» à la sortie des cours, elle a été tabassée jusqu'à l'intervention d'un passant.» Après une plainte des parents, la sanction est tombée pour la meneuse. Elle a été renvoyée du cycle et placée dans un centre pour jeunes difficiles.

«Depuis trois ans, le phénomène des filles violentes est de plus en plus présent. Spécialement dans les grandes villes», explique Gérald Magnin. L'éducateur de rues souligne que les affrontements verbaux sont devenus légions avant d'en arriver aux mains. «Les garçons n'ont plus le monopole de la violence, indique un policier, c'est l'aspect pervers de l'égalité entre les deux sexes».

Shahïn Ammane

* Prénom d'emprunt

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