Travail précaire: Les gardes-frontière genevois ont le blues
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Travail précaireLes gardes-frontière genevois ont le blues

En raison de sous-effectifs chroniques, les gardes-frontière de la région genevoise travaillent dans des conditions précaires.

Une enquête réalisée dans leurs rangs montre qu'ils restent cependant motivés par leur travail.

La Direction des douanes a constaté que ses collaborateurs à Genève souffrent d'épuisement professionnel. Dans cette région particulièrement exposée, le Corps des gardes-frontière (Cgfr) devrait théoriquement disposer de 316 postes à plein temps, mais seuls 242 de ces postes seront encore pourvus cet automne, indique mardi un communiqué.

Une enquête sur le moral des troupes a donc été commandée à une société privée. Neuf employés sur dix ont répondu au questionnaire. Il en ressort qu'ils considèrent en majorité leur travail comme motivant et varié et que beaucoup se voient effectuer toute leur carrière professionnelle au sein du Cgfr de la région genevoise.

Plusieurs bémols ternissent cependant le tableau. Les collaborateurs interrogés estiment l'image de la profession relativement mauvaise et pensent ne pas être suffisamment respectés. Les tâches administratives sont jugées pesantes. Le point le plus négatif concerne les salaires, considérés comme insatisfaisants pour la grande majorité. (ats)

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