Actualisé 26.07.2014 à 11:10

Conflit israélo-palestinien

Les Gazaouis retrouvent leurs quartiers dévastés

Un cessez-le-feu de 12 heures entre Israël et le Hamas est entré en vigueur samedi dans l'enclave palestinienne dévastée de Gaza, après d'intenses efforts diplomatiques.

Ceux-ci ont repris à Paris pour tenter d'obtenir une trêve durable au conflit qui a fait un millier de morts.

Quelques heures après le début de l'application, à 08h00 locales, de la trêve - qui semblait tenir encore à la mi-journée -, les Palestiniens sont retournés dans leurs quartiers dévastés où gisaient des cadavres et s'amoncelaient d'énormes gravats.

Au moins 76 corps de Palestiniens ont été retirés des décombres après l'arrêt des hostilités, selon un bilan du porte-parole des urgences, Achraf al-Qodra.

Volontaire du Croissant-Rouge tué

Dans le secteur de Beit Hanoun, près de la frontière israélienne, l'hôpital a été à moitié détruit par le pilonnage israélien. Un volontaire des services d'urgence du Croissant-Rouge palestinien y a été tué tandis que trois autres ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une attaque contre deux ambulances, a annoncé l'organisation humanitaire.

Jacques de Maio, le directeur de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour Israël et les Territoires occupés, a fermement condamné les attaques contre les ambulances et le personnel médical, «violation sérieuse du droit de la guerre».

Engins non explosés

Les autorités du mouvement palestinien Hamas, qui contrôlent l'enclave palestinienne, ont déconseillé aux habitants déplacés - plus de 160'000, selon l'ONU - d'approcher des immeubles bombardés et des zones de combats de crainte d'engins non explosés ou piégés.

L'armée israélienne a elle aussi mis en garde les Gazaouis, les adjurant de ne pas retourner dans leur foyer.

Près de 200 enfants tués

La pause survient au 19e jour d'une guerre qui a déjà coûté la vie à 967 Palestiniens, en grande majorité des civils, à 39 Israéliens, dont 37 soldats, et à un ouvrier thaïlandais depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne.

En outre, quelque 6000 Palestiniens ont été blessés, selon M. Qodra. L'Unicef précise qu'au moins 192 enfants figurent parmi les morts palestiniens.

Dans la nuit, l'armée a confirmé, après le Hamas, qu'elle respecterait le bref cessez-le-feu, tout en prévenant qu'elle riposterait en cas d'attaque «terroriste» et continuerait à «localiser et neutraliser» les tunnels dont se servent les combattants palestiniens pour lancer des opérations en Israël.

Réunion internationale

Pour tenter de mettre fin au bain de sang, une réunion internationale a commencé à Paris en présence des ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, du Qatar, de Turquie et de plusieurs pays européens, à l'invitation du chef de la diplomatie française. Le Qatar et la Turquie sont des alliés du Hamas.

M. Kerry a assuré vendredi que «le cadre fondamental» d'un cessez-le-feu durable avait été fixé, évoquant des points de «terminologie» à régler. (afp)

Un volontaire du Croissant-Rouge tué

Un volontaire des services d'urgences du Croissant-Rouge palestinien a été tué à Gaza tandis que trois autres ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une attaque contre deux ambulances, a annoncé samedi l'organisation humanitaire.

L'attaque s'est produite vendredi à Beit Hanoun, a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Genève dans un communiqué.Palestiniens

Jacques de Maio, le directeur de la délégation du CICR pour Israël et les Territoires occupés, a fermement condamné les attaques contre les ambulances et le personnel médical.

Ces ambulances portaient clairement l'emblème du Croissant Rouge, a souligné l'organisation humanitaire.

«Prendre pour cible des ambulances, des hôpitaux et du personnel médical constitue une violation sérieuse du droit de la guerre», a déclaré Jacques de Maio, cité dans le communiqué

Le CICR a rappelé que toutes les parties au conflit avait l'obligation de respecter et protéger le personnel médical, les installations et les ambulances, conformément aux règles humanitaires internationales.

Proposition rejetée par Israël

Mais le cabinet de sécurité israélien présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ensuite rejeté à l'unanimité une proposition transmise par John Kerry pour une trêve de sept jours qui permettrait d'engager des négociations indirectes entre belligérants.

Et malgré le cessez-le-feu, le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a appelé ses soldats à se tenir prêts à «un élargissement significatif des opérations terrestres».

Après avoir rejeté le 15 juillet une mouture d'accord de trêve élaborée par l'Egypte, le Hamas a lui depuis répété qu'il exigeait dans le cadre de tout accord la levée du blocus israélien qui asphyxie depuis 2006 l'économie de ce minuscule territoire de 362 km2 où s'entassent dans la misère quelque 1,8 million de personnes.

Et le conflit menace de s'étendre à la Cisjordanie occupée. Ces dernières 24 heures, huit Palestiniens y ont péri.

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