Arme à feu: Les gendarmes vaudois font feu quatre fois par année

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Arme à feuLes gendarmes vaudois font feu quatre fois par année

En un mois, les policiers cantonaux ont tiré à trois reprises. Loi des séries ou détente un peu trop sensible?

par
Sébastien Jost

Agressé par un conducteur violent, un gendarme a fait usage de son arme mercredi après-midi à Gland. Le matin, à Paudex, un de ses collègues avait effectué un tir d'intimidation alors que des cambrioleurs s'enfuyaient. En novembre, un sergent faisait feu en pleine rue à Lausanne en tentant d'arrêter un détenu. Les gendarmes vaudois seraient-ils devenus chatouilleux de la gâchette?

«Pas du tout. Depuis 1985, on dénombre 4,2 cas d'usage de l'arme à feu par an de la part de nos collaborateurs, répond Jean-Christophe Sauterel. Cette année, il y en a eu cinq.» Le porte-parole de la police cantonale indique que chaque fois une enquête est ouverte. Dans le cas de Gland aussi.

Il s'agira de déterminer si le policier a respecté les règles. L'agent a d'abord utilisé son spray au poivre contre l'automobiliste qui l'avait frappé et menacé de mort. Attaqué ensuite à coups de palette CFF, le sergent de 44 ans a tiré dans les jambes du forcené. Celui-ci a dû être opéré et se trouvait encore jeudi à l'hôpital. Le gendarme est en arrêt de travail en raison des coups reçus.

«L'arme à feu est l'ultime recours, explique Pascal Pittet, responsable de la formation à l'Académie de police de Savatan. Elle peut être utilisée en cas de légitime défense, pour soi ou autrui, ainsi que pour arrêter l'auteur de crimes ou de délits graves.»

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