Violence envers la police: Les gendarmes veulent du concret
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Violence envers la policeLes gendarmes veulent du concret

Après avoir lancé le débat politique par une pétition qui demandait notamment de renforcer les sanctions, la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) exige désormais des faits et non plus des discussions.

La FSFP lance jeudi une campagne nationale d'information intitulée «Stop à la violence contre les policiers». Des stands d'information sont prévus jeudi dans les trois régions linguistiques, à Lausanne pour la Suisse romande.

Dans le canton de Vaud, les autorités sont sensibles au problème. Le Conseil d'Etat in corpore et une large majorité du parlement ont ainsi soutenu la pétition de la FSFP, précise la cheffe du Département de la sécurité, Jacqueline de Quattro dans une interview jeudi au quotidien «24 heures».

La ministre rappelle que la pétition demande la réintroduction des courtes peines de prison, l'augmentation de la sanction pénale minimale en cas de violence contre les fonctionnaires et une peine doublée en cas de récidive. «Cette dernière proposition devrait être nuancée, mais je suis d'accord avec le principe d'une sévérité accrue en vue d'apporter un message dissuasif», ajoute Mme de Quattro.

Si les actes de violence contre les policiers ont nettement augmenté ces dix dernières années, leur nombre a connu un léger repli, passant de 99 en 2009 à 71 en 2010 dans le canton de Vaud, note-t-elle en citant les tout derniers chiffres. Mais «l'intensité de cette violence s'accroît aussi. Nous nous trouvons face à une dérive inquiétante, doublée d'une tendance à la banalisation. Les policiers ne peuvent plus travailler dans de bonnes conditions.» (ats)

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