16.10.2020 à 15:56

Enquête sur la santéLes Genevois vivent plus longtemps que la moyenne suisse

Même si la population genevoise souffre davantage de problèmes psychiques que leurs compatriotes, elle a une espérance de vie plus grande.

L’espérance de vie dans le canton de Genève est supérieur d’une année par rapport à la moyenne suisse (photo prétexte).

L’espérance de vie dans le canton de Genève est supérieur d’une année par rapport à la moyenne suisse (photo prétexte).

KEYSTONE

Les Genevoises ont une espérance de vie de 86 ans, alors que les Genevois peuvent espérer arriver à 81,7 ans. Ces chiffres sont supérieurs d’environ une année par rapport à la moyenne suisse, selon l’enquête suisse sur la santé pour le canton de Genève, dont les résultats ont été publiés vendredi.

En revanche, la population genevoise souffre davantage de problèmes psychiques que leurs compatriotes. Près d’un quart des personnes interrogées déclarent des troubles moyens ou importants. Ailleurs dans le pays, la proportion atteint 15%, indique le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES).

Par rapport au reste de la Suisse, les Genevois sont aussi plus exposés à des nuisances environnementales à la maison. Le bruit affecte ainsi un résident sur deux dans le canton, contre un sur trois en Suisse. Ces nuisances peuvent causer des troubles du sommeil et favoriser la dépression.

Surpoids

L’enquête met aussi en avant la forte progression du surpoids et de l’obésité dans le canton. La part des personnes avec des kilos en trop est passée de 26% en 1992 à 42% en 2017, et ce malgré une progression constante de l’activité physique. Il faut dire que près de la moitié des Genevois ne fait pas attention à son alimentation.

«Ces chiffres nous interpellent», a relevé devant les médias Adrien Bron, directeur général de la santé. «Ils montrent que la prévention actuelle ne suffit pas et qu’il faut agir sur d’autres facteurs comme l’éducation», a-t-il ajouté.

Tabac en baisse

La consommation de tabac et d’alcool est en recul continu au cours des 25 dernières années. Entre 1992 et 2017, la proportion de personnes consommant du tabac a diminué de 36% à 27%. L’enquête relève par ailleurs une diminution du nombre de cigarettes fumées par fumeur.

Pour l’alcool, le constat est aussi à une baisse de la consommation quotidienne, qui est passé de 31,1% en 1992 à 14,2% en 2017. Les hommes et les personnes âgées sont les plus grands consommateurs au quotidien. L’ivresse ponctuelle, qui touche davantage les jeunes et les personnes à haut niveau de formation, concerne 15% des Genevois.

Cette enquête est réalisée tous les cinq ans. Elle fournit un arrêt sur image sur l’état de santé de la population qui est précieux pour évaluer l’adéquation des priorités sanitaires cantonales, selon Adrien Bron.

(ats/nxp)

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