«Les gens viennent boire un verre sans tirer un coup!»
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«Les gens viennent boire un verre sans tirer un coup!»

Fondée en 1852, la Société du tir au canon attire chaque année les amateurs de 22 long rifle. Toutes générations confondues.

«C'est dans le cadre de la Vogue de Carouge que nous retrouvons, depuis septante ans, les habitants de la commune, raconte le président de la Société de tir au canon, Jean-Pierre Tagliabue, alias «Tac-Tac». Ils aiment venir en famille. Certains tirent, d'autres profitent de boire un verre à la buvette.»

Plus de 350 personnes, tous âges confondus, participent sur deux week-ends à ce sport anciennement national devenu aujourd'hui une activité ludique ouverte à tout le monde. Yann, 12 ans, en est à sa deuxième participation: «J'aime tirer parce que ça défoule. Et c'est marrant. Je suis arrivé huitième l'année dernière et j'espère gagner un prix cette année. J'ai fait un score de 58 sur 60.» A la gâchette, sa cousine Maëlle, 7 ans. Très concentrée sur son viseur, elle fait un 18 et un 17. «Pour ma première participation, je trouve ça pas mal», confie-t-elle.

«Tac-Tac» explique que, si le fusil est désormais fixé sur un pied, c'est pour pemettre aux femmes de tirer. Au XVIIIe siècle, on comptait pas moins de 1000 sociétés de tir réservées strictement aux hommes. Avec l'évolution des mœurs, les femmes ont eu également le droit de jouer de la gâchette, mais le poids de l'arme compliquait la chose. Désormais, même la plus tendre enfance peut s'amuser sur une cible située à 80 m et tenter de gagner des prix allant jusqu'à 100 fr.

Shahin Ammane

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