Les gibets du fermier ne pendront plus personne
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Les gibets du fermier ne pendront plus personne

Dix ans durant, un fermier anglais a vendu des potences à des pays africains. Il va devoir renoncer à ce juteux commerce.

Cette fois, c'est terminé. Marc Lucas, un fermier britannique du Suffolk, favorable à la peine de mort, va devoir trouver une autre source de revenus. Selon la BBC, une directive européenne, approuvée par le gouvernement de Sa Majesté, va rendre illégal son petit commerce à partir du 31 juillet.

C'est que l'affaire était juteuse, même si elle horrifie aussi bien Amnesty International que les autorités britanniques. Dix ans durant, le fermier de Mildenhall a livré des potences faites sur mesure à des dirigeants africains pas toujours en odeur de sainteté.

Au catalogue, des modèles très simple à 12 000 livres (27 000 fr.), mais aussi des potences à pendaisons multiples montées sur des ponts de camion achetées jusqu'à 100 000 livres (228 000 fr.). De quoi voir la vie en rose pour Lucas, qui se retranche derrière le fait que «les affaires sont les affaires!».

Tout autre son de cloche du côté d'Amnesty International, qui regrette qu'une société britannique se soit livrée à un tel commerce alors que le Royaume-Uni s'oppose avec vigueur à la peine de mort.

(cfp)

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