Actualisé 24.02.2019 à 11:08

France

Les «gilets jaunes» dans la rue pour leur acte 15

Les manifestations des «gilets jaunes» ont réuni environ 46'000 manifestants en France, dont 5800 à Paris.

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Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

AFP
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone
Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

AFP

Les «gilets jaunes» français, qui contestent depuis plus de trois mois la politique sociale et fiscale du président Emmanuel Macron, réinvestissent la rue samedi pour une quinzième manifestation hebdomadaire, espérant endiguer le déclin de leur mobilisation.

«On voudrait penser à l'avenir de nos enfants, et au présent des mères célibataires qui galèrent»: Sylvie, 58 ans et veuve, fait partie des quelque 750 «gilets jaunes», selon les gendarmes, rassemblés sous un soleil printanier en milieu de journée sur la pelouse du château de Chambord, un des plus beaux de la Loire.

«A bout de souffle», titre le quotidien Le Parisien, sur une photo d'un «gilet jaune» esseulé mais malgré tout toujours posté sur un rond-point en signe de protestation. Les «gilets» étaient 282'000 à manifester le 17 novembre quand ils ont lancé cette contestation sociale inédite dans sa forme apolitique et asyndicale, qui portait alors sur le prix des carburants jugés trop élevés et la relance du pouvoir d'achat.

Ce haut lieu touristique, qui appartenait au roi François Ier, avait été choisi par le président Macron pour fêter ses 40 ans en 2017. Les «gilets jaunes» prévoient d'y organiser un pique-nique.

A Paris, quelques centaines de manifestants, selon un journaliste de l'AFP, occupaient en milieu de journée une partie des Champs-Elysées, celèbre artère parisienne, près de l'Arc de Triomphe, symbole de la République dont les images de dégradation lors d'une manifestation de «gilets» avaient heurté nombre de Français. Deux défilés sont prévus dans la capitale, ainsi qu'une «marche dans les beaux quartiers».

Le mouvement, à ses débuts largement soutenu par les Français, a constitué la pire crise affrontée par le président Macron depuis son élection en 2017. Mais, samedi dernier, ils n'étaient plus que 41'000 à manifester, selon des chiffres officiels que les manifestants contestent.

Ce samedi à Paris, cinq manifestations ont été déclarées, dont trois sous forme de rassemblements, selon la police.

«Tsunami jaune»

Les deux défilés, baptisés sur Facebook «Tsunami jaune» et «Tous aux Champs-Elysées, on ne lâche rien», partiront en milieu de journée, dont l'un de l'Arc de Triomphe, symbole de la République dont les images de dégradation lors d'une manifestation de «gilets» avaient heurté nombre de Français.

Une «marche dans les beaux quartiers» doit notamment descendre les Champs-Elysées et faire une pause devant le siège du Medef, l'organisation patronale.

Près de 4000 personnes ont annoncé vendredi soir leur intention de participer à ces rassemblements, et plus de 18.000 se sont déclarées «intéressées», des chiffres qui ne présument pas de l'affluence dans la rue: samedi dernier, 5000 «gilets jaunes» ont défilé dans la capitale, selon les autorités.

De nombreuses manifestations sont également annoncées hors de Paris, en particulier à Clermont-Ferrand (centre), où 3000 personnes sont attendues. La ville entière s'est barricadée par peur d'une répétition de scènes de vandalisme.

Les images de tels débordements ont fait le tour du monde, écornant l'image de la France, première destination touristique de la planète.

Une nouvelle fois, les violences sont craintes. Si les onze morts depuis le début du mouvement sont la plupart dues à des accidents en marge de points de blocage installés par les «gilets», près de 2.000 personnes ont été blessées lors de manifestations, les «gilets» pointant du doigt la «violence policière».

Plus de 200 signalements faisant état d'abus de forces de l'ordre ont été déposés sur la plateforme de la police des polices. (nxp/afp)

Julien Terrier en garde à vue

Grenoble- Le leader grenoblois des «gilets jaunes», Julien Terrier, et Jérôme Bouzendorffer un autre membre actif du mouvement ont été placés en garde à vue samedi matin, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble.

Flagrance- Les deux hommes sont «dans les locaux de la gendarmerie dans le cadre d'une enquête de flagrance»,

Eric Drouet échoue à «approcher» Macron

salon de l'Agriculture, avant de rejoindre la manifestation de l'acte 15 du mouvement dans Paris.«Le dialogue a été rompu il y a un certain temps» et «on voulait voir si on pouvait s'approcher du Président», a affirmé Eric Drouet à des journalistes de l'AFP.

(NewsXpress)
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