Les godemichés interdits sur les affiches en ville
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Les godemichés interdits sur les affiches en ville

La Municipalité a interdit la diffusion de cinq affiches de Femintim, sur lesquelles figuraient une série de verges artificielles.

«Je ne comprends pas», répète Anita Wildermuth, Madame Fuckerware et directrice de Femintim, magasin érotique pour femmes à Saint-Gall. «La photo de l'affiche a déjà été diffusée dans les médias. J'ai donc pensé qu'il n'y aurait pas de problème.» Elle suppose que ces affiches auraient même été acceptées dans les rues de Zurich.

Oliver Français, municipal lausannois, ne veut plus tolérer la provocation pour se faire de la publicité. «Certains vont au-delà des limites que nous met la société. Nous parlerons prochainement de cette question au Conseil communal.» Le chef du Service de signalétique urbaine, Roland Graz, ajoute que les objets présents sur l'affiche peuvent choquer une partie du public. «Suivant une convention, la Société générale d'affichage (SGA) a l'habitude de soumettre à la Municipalité les affiches douteuses. En général, c'est une par mois en moyenne. Mais cela dépend des périodes.»

En cas de refus, les candidats évincés peuvent proposer un autre projet adapté ou cacher les parties interdites de l'affiche par une bande collante. «Mais ce n'est pas la meilleure solution», ajoute Bernard Develey, directeur de la succursale lémanique de la SGA. «A l'exemple des affiches de Femintim qui ont finalement été posées avec une bande collante, soit une étoile, la semaine dernière. Le public la décollait. Nous avons alors décidé de les recouvrir vendredi dernier.»

Dominique Botti

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