Actualisé 12.07.2011 à 13:49

Finance

Les grandes banques suisses dégraissent

Credit Suisse et UBS vont tailler à nouveau dans le personnel en Suisse, annonce le quotidien zurichois «Tages-Anzeiger». La gestion de fortune est concernée.

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Le monde de la finance est dans le rouge. Les grandes banques d'investissements ont remercié des dizaines de milliers de collaborateurs autour du globe ces derniers mois. Jusqu'à présent, les établissements suisses avaient été plus ou moins épargnés. Cinq cent emplois dans l'informatique à UBS, et 500 dans l'Investmentbanking de Credit Suisse: une goutte d'eau comparé à l'immensité de ces banques.

Gestion de fortune en Suisse concernée

Aujourd'hui, les indices de recrutement des grandes banques MC-T et Job-Directory de Finews, montrent que les postes à pourvoir sont moins nombreux qu'il y a encore quelques mois. Mais le pire n'est pas là: des groupes de travail se penchent actuellement à l'UBS pour réussir à tenir les objectifs d'économies fixés par l'entreprise, comme le révèle le «Tages-Anzeiger». Et cette fois, ce n'est pas seulement l'investbanking qui sera visé, mais aussi la gestion de fortune en Suisse.

Des revenus en baisse

Le ralentissement des marchés boursiers est à l'origine de ce plan d'économies. Les incertitudes liées à la dette nationale en Grèce, au Portugal et depuis lundi en Italie, ont une influence sur les cours des actions, qui s'échangent beaucoup moins cher qu'avant la crise: le volume des transactions boursières en 2010 a été de 967 milliards de dollars, alors qu'en 2007, il était de 1,78 trillions, soit presque le double. En clair: pour les banques, cela veut dire des revenus qui baissent.

Les banques restent discrètes

UBS attendra ses résultats du deuxième trimestre, soit le 26 juillet prochain, pour donner de plus amples détails sur «son programme d'austérité». Des sources proches estiment dans le «Tages-Anzeiger» que des milliers de personnes pourraient être touchées. Interrogé, le porte-parole d'UBS Peter Hart Meier n'en dit pas plus: «Nous allons comme d'habitude examiner les coûts de gestion. La question des charges est une priorité pour UBS.»

Au Credit Suisse, des réductions de personnel, en plus des 500 déjà annoncés, sont envisagées. Mais Marc Dosh, porte-parole, rappelle que «le Credit Suisse a créé ces dernières années de nombreux services à grands frais. Si nous nous séparons de ce personnel trop vite, nos investissements n'auront servi à rien», conclut-il.

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