Actualisé 21.09.2017 à 06:52

TerrorismeLes grandes dates de l'EI en Irak

Un des derniers bastions du groupe Etat islamique en Irak est sur le point de tomber.

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Keystone
Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Keystone
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

AFP

Rappel des dates-clés du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

- Création de l'EIIL -

Le 9 avril 2013, le chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Bakr al-Baghdadi, annonce une fusion de son groupe, l'Etat islamique en Irak (ISI), avec le Front al-Nosra, qui combat le régime en Syrie, pour former l'Etat islamique (EI).

Mais Al-Nosra décline le parrainage de Baghdadi et prête allégeance au chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. L'EIIL est désavoué par Al-Qaïda début 2014.

- Avancée fulgurante -

Le 10 juin 2014, des centaines d'insurgés sunnites, appartenant notamment à l'EIIL, s'emparent de la deuxième ville du pays, Mossoul, et d'une grande partie de sa province, Ninive (nord). Ils prennent le contrôle de plusieurs secteurs dans deux provinces proches, Kirkouk et Salaheddine. A de nombreux endroits, les forces de sécurité abandonnent leurs positions.

L'EIIL, qui bénéficie du soutien d'ex-officiers du dictateur déchu Saddam Hussein, de groupes salafistes et de certaines tribus, contrôlait déjà depuis janvier Fallouja et des zones de la province occidentale d'Anbar, voisine de Ninive.

«Califat»-

Le 29 juin 2014, l'EIIL proclame un «califat» dirigé par son chef Baghdadi sur les territoires conquis en Irak et en Syrie. Le groupe se prénomme désormais «Etat islamique» (EI).

Le 5 juillet, Baghdadi apparaît pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites djihadistes. Depuis la mosquée al-Nouri à Mossoul, il appelle tous les musulmans à lui «obéir».

Des sites ravagés

En juillet 2014, l'EI dynamite à Mossoul la tombe du prophète Jonas, aussi connu sous le nom de Nabi Younès. Il saccage aussi des trésors pré-islamiques du musée et incendie la bibliothèque. Le site archéologique de Nimroud, joyau de l'empire assyrien, et la cité de Hatra de la période romaine, seront également attaqués par les djihadistes .

Coalition

Le 8 août 2014, les Etats-Unis s'impliquent directement pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011, en bombardant des positions de l'EI. Bagdad réclamait ces frappes. Début septembre, Barack Obama promet de vaincre l'EI avec «une vaste coalition internationale».

Série de défaites

Le 31 mars 2015, les forces irakiennes reprennent la ville à majorité sunnite de Tikrit (nord de Bagdad) à l'EI. L'opération implique Téhéran via les milices chiites et Washington avec la coalition antidjihadistes.

Le 13 novembre, les forces kurdes appuyées par la coalition reprennent Sinjar (nord). Le 9 février 2016, Ramadi, chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar, est reprise aux djihadistes puis Fallouja dans la même province le 26 juin.

Attentats sanglants

Le 11 mai 2016, trois voitures piégées tuent plus de 90 personnes à Bagdad. Le 3 juillet 2016, plus de 320 personnes meurent dans un attentat suicide dans un quartier majoritairement chiite de la capitale. L'EI revendique les deux attentats.

Le groupe djihadiste, sunnite continue de viser les chiites, majoritaires en Irak, qu'il considère comme hérétique.

Reprise de Mossoul

Le 17 octobre 2016, les forces fédérales soutenues par les frappes de la coalition, lancent une grande offensive pour reconquérir Mossoul.

Le 10 juillet, la victoire est proclamée par le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

Tal Afar et la province de Ninive reconquises

Le 20 août 2017, les forces irakiennes lancent l'assaut sur le bastion djihadiste de Tal Afar (nord), stratégique pour l'EI.

Le 31 août, les forces irakiennes annoncent avoir reconquis Tal Afar et la totalité de la province septentrionale de Ninive, marquant une victoire clé contre l'EI.

Bataille de Al-Qaïm

Le 19 septembre, les forces irakiennes, appuyées par des unités paramilitaires et la coalition internationale, ont lancé une offensive dans la province occidentale d'Al-Anbar, dans un secteur sur l'Euphrate à la frontière syrienne.

L'objectif est de reprendre les derniers fiefs de l'EI dans cette province: Anna, Rawa puis Al-Qaïm, ultime localité avant la frontière avec la Syrie.

Bataille de Hawija

Le 1er septembre, des responsables indiquent que les forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes lanceront prochainement la bataille pour reprendre Hawija, dans la province disputée de Kirkouk, à l'EI.

Le 21 septembre, le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi annonce le début de l'offensive contre Hawija. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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