Allemagne: Les grandes étapes de la carrière de Merkel
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AllemagneLes grandes étapes de la carrière de Merkel

Angela Merkel, qui briguera un quatrième mandat de chancelière lors des législatives du 24 septembre, a connu une carrière politique fulgurante.

Angela Merkel.

Angela Merkel.

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La protégée de Kohl

Après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Angela Merkel, chercheuse à l'Académie des sciences de Berlin-Est, devient porte-parole adjointe du dernier gouvernement de RDA avant d'être élue députée en décembre 1990 sous les couleurs de l'Union chrétienne-démocrate (CDU). Le «chancelier de la Réunification» Helmut Kohl la fait entrer dans son gouvernement en 1991, d'abord comme ministre des Femmes puis de l'Environnement.

Tuer le père

Quand Kohl se trouve englué dans un scandale de caisses noires, elle «tue le père» en lui ravissant en avril 2000 les rênes du parti conservateur. Et le 22 novembre 2005, Angela Merkel devient la première femme à diriger le gouvernement allemand en battant le chancelier sortant social-démocrate Gerhard Schröder. Elle décroche ses 2e et 3e mandats en 2009 et 2013. En cas de victoire en septembre, Angela Merkel pourrait battre les records de longévité détenus par les deux figures historiques de l'Allemagne d'après-guerre, Konrad Adenauer et Helmut Kohl.

La sortie du nucléaire

En juin 2011, elle annonce la sortie du nucléaire de l'Allemagne d'ici 2022. Ce revirement spectaculaire de sa politique a été dicté par les circonstances. La catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon a en effet achevé de convaincre les Allemands de la nécessité d'une sortie de l'atome. Le pays vise 80% d'énergies renouvelables en 2050.

Crise grecque

A partir de 2010, Angela Merkel se montre intransigeante face à une Grèce au bord de la faillite. Elle n'accepte les plans de sauvetage qu'en échange de mesures drastiques d'austérité et de réformes impopulaires. Si elle et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble se taillent une réputation de pingres intransigeants en Europe, l'opinion allemande est au diapason de sa chancelière, percevant Berlin dans le rôle de la fourmi face à la cigale grecque.

La crise migratoire

A la fin de l'été 2015, des centaines de milliers de demandeurs d'asile, en majorité Syriens et Irakiens, traversent l'Europe dans des conditions souvent difficiles et dangereuses. Angela Merkel décide soudainement de leur ouvrir les portes. Mais en agissant de manière quasi-unilatérale, elle s'attire les foudres de nombre de ses partenaires européens. Celle qu'on accuse toujours de ne jamais prendre de risques, expliquera avoir agi au nom des valeurs européennes. Angela Merkel continue de défendre ce choix, mais elle juge aussi qu'un tel événement ne devait pas se reproduire. Son objectif aujourd'hui: renforcer les frontières de l'UE.

Rempart anti-Trump?

Après l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en novembre 2016, elle est propulsée par certains médias, anglo-saxons notamment, au statut de «dirigeante du monde libre». Mais l'issue du sommet du G20 de Hambourg, début juillet, illustre les limites de son influence: les efforts allemands n'ont pas empêché d'entériner le cavalier seul des Américains sur le climat, ni de leur concéder une formule aux accents protectionnistes sur le commerce. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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