Grèce-Crise de la dette: Les Grecs officialisent la vente d'aéroports
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Grèce-Crise de la detteLes Grecs officialisent la vente d'aéroports

Le gouvernement grec a officialisé la cession des 14 aéroports régionaux au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d'euros, indique mardi le «Journal officiel».

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23.09 Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.

23.09 Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.

AFP/Louisa Gouliamaki
21.09 Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a gagné un nouveau pari dimanche en menant son parti de gauche radicale Syriza au pouvoir pour la seconde fois cette année. Mais il va devoir gouverner à nouveau avec les souverainistes des Grecs Indépendants (ANEL).

21.09 Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a gagné un nouveau pari dimanche en menant son parti de gauche radicale Syriza au pouvoir pour la seconde fois cette année. Mais il va devoir gouverner à nouveau avec les souverainistes des Grecs Indépendants (ANEL).

AFP/Louisa Gouliamaki
18.09 A l'approche des élections législatives un sondage révèle que Syriza, le parti de Tsipras, serait devancé par conservateurs.

18.09 A l'approche des élections législatives un sondage révèle que Syriza, le parti de Tsipras, serait devancé par conservateurs.

AFP/Aris Messinis

La cession de la gestion des aéroports à l'entreprise allemande pour une durée de quarante à cinquante ans, qui avait été approuvée par le précédent gouvernement, avait été gelée après l'élection en janvier dernier du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras. En juillet, l'agence des privatisations grecques, Taiped, a republié l'appel d'offres en demandant que le consortium soit de nouveau désigné, et la transaction finalisée.

Le décret publié mardi dans le journal officiel indique que le gouvernement grec «approuve» la décision du Taiped. Le décret est signé par le vice-Premier ministre Yannis Dragasakis, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, le ministre de l'Economie Georges Stathakis et le ministre de l'Energie et du développement productif Panos Skourletis.

En novembre 2014, avant l'arrivée de M. Tsipras au pouvoir, l'entreprise allemande avait remporté l'appel d'offres lancée par le Taiped pour 1,23 milliard d'euros assorti d'un loyer de 22,9 millions d'euros que le consortium devra payer chaque année à l'Etat grec.

Fraport s'était alors félicité dans un communiqué d'avoir remporté «l'offre de privatisation» de ces aéroports, et d'en devenir «le nouveau propriétaire». Il s'agit notamment des aéroports de villes très actives ou touristiques comme Thessalonique, Corfou, Rhodes, Kos ou encore Santorin.

Première privatisation du gouvernement Tsipras

C'est la première privatisation d'infrastructure du gouvernement Syriza. En avril, la Grèce avait aussi privatisé les droits des paris hippiques, opération lancée également par le gouvernement précédent, en les cédant pour vingt ans à une filiale de la société gréco-tchèque de paris sportifs Opap pour 40,5 millions d'euros.

La privatisation des aéroports fait partie de l'accord avec les créanciers du pays voté le 14 août par le Parlement grec. Les créanciers exigent la création d'un fonds de privatisation de 50 milliards d'euros - ports, aéroports, chemins de fer sont notamment concernés - qui sera géré par Athènes mais supervisé par les institutions internationales.

L'aile gauche du Syriza, critique depuis le vote de cet accord qui comprend de nombreuses mesures d'austérité, en échange de 86 milliards d'aide, a immédiatement réagi mardi sur son site à cette décision. «C'est la première action du mémorandum (plan d'aide) en vue d'une vente générale de la Grèce», dénonce dans un article le site de la plateforme de gauche.

(afp)

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