Berne - Les habitants de cantons ruraux peu enclins à se faire vacciner

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BerneLes habitants de cantons ruraux peu enclins à se faire vacciner

Un sondage révèle que les jeunes femmes et les personnes vivant à la campagne sont sceptiques à l’égard de la vaccination.

Les jeunes femmes sont plus réticentes face au vaccin contre le Covid que les hommes.

Les jeunes femmes sont plus réticentes face au vaccin contre le Covid que les hommes.

Getty Images/iStockphoto

L’institut de recherche Sotomo a réalisé en mars une enquête sur la vaccination contre le coronavirus en Suisse. Selon un classement cantonal, les habitants d’Obwald sont les plus réfractaires, avec 40,5% de la population qui ne veut pas se faire vacciner, contre 14,5% à Schaffhouse à l’autre bout de l’échelle. En Suisse romande, les Jurassiens arrivent en tête avec 33,3% de refus, suivis des Valaisans (31,2%), des Neuchâtelois (24,2%), des Fribourgeois (22,7%), des Genevois (22,1%), des Vaudois (21,5%) et des Bernois (19,2%). La moyenne Suisse se situe à 22%. L’enquête ayant été effectuée en mars, il est probable que les chiffres ont évolué car un quart des sondés sont encore indécis ou en attente. «Toutefois, les différences entre les cantons devraient persister» précise Michael Hermann, auteur de l’enquête dans le «Tages-Anzeiger».

La raison pour laquelle le canton d’Obwald arrive en tête des réfractaires au vaccin est difficile à appréhender, même pour les experts. Une des explications lancée par le président de l’association médicale obwaldienne OW-Cura serait que la population rurale est moins touchée par la pandémie. «Il y a moins de stress lié à la promiscuité à Obwald que dans les villes», lance le président.

Les jeunes femmes plus réticentes

Dans le détail des classes d’âge, les personnes de moins de 45 ans sont peu motivées à recevoir le sérum. Près de 30% des moins de 45 ans disent ne pas vouloir se faire piquer. Cette proportion diminue à 7% chez les plus de 75 ans. Compte tenu du risque accru de développer la maladie de manière grave si l’on est âgé, cette situation n’est donc pas surprenante.

De plus, les femmes hésitent davantage à propos du vaccin que les hommes. «Chez les jeunes femmes en particulier, on peut supposer que les craintes relatives aux grossesses influencent l’attitude face à la vaccination» note Michael Hermann. Les femmes dont l’âge se situe entre 15 et 34 ans sont 30% à ne pas vouloir recevoir une piqûre. Chez les hommes, c’est 26%.

(jbm)

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