Actualisé 03.12.2014 à 17:48

Alcool

Les Happy Hours, c'est fini dans le canton de Vaud

Les députés vaudois ont décidé mercredi d'interdire les Happy Hours, au motif qu'elles seraient une incitation à consommer davantage d'alcool.

Après une discussion sans relief sur le budget 2015, les députés ont retrouvé du tonus en reprenant les discussions sur la révision de la loi sur les auberges et débits de boissons (LADB).

C'est l'amendement du socialiste Philippe Randin a lancé la machine: en demandant qu'une carafe d'eau soit systématiquement offerte à un client qui prend un repas principal dans un restaurant, le député a suscité moult réactions virulentes et opposées. Pour le PLR Pierre Volet, il ne s'agissait ni plus ni moins que d'«un scandale», violant la liberté de commerce. Le Vert Olivier Epars a soutenu qu'une telle offre signifierait «la mort de pas mal d'établissements». A l'inverse, des députés ont affirmé qu'une carafe d'eau tenait du geste élémentaire de convivialité et que de nombreux touristes étaient choqués de se voir facturer cette prestation en Suisse, contrairement à ce qui se fait à l'étranger. Par 70 voix contre 41 et 8 abstentions, l'amendement a été refusé.

Non à deux boissons pour le prix d'une

Le Grand Conseil s'est ensuite penché sur la question des Heures Joyeuses (Happy Hours), pendant lesquelles le client obtient deux consommations pour le prix d'une. Cet usage a passé à la trappe, malgré les tentatives de Jérôme Christen (Vaud Libre) de le maintenir. Il s'agit d'une incitation à boire davantage, et pas seulement durant une période limitée: cela servirait aussi à entraîner le client dans une soirée plus arrosée que prévu, ont affirmé les détracteurs de cette pratique, à l'instar du socialiste Stéphane Montangero.

Retour des fouilles

Enfin, les députés ont approuvé par 96 voix contre 9 et 4 abstentions la solution du Conseil d'Etat régularisant les fouilles à l'entrée des boîtes de nuit. Le gouvernement l'a soumise après l'arrêt du Tribunal cantonal contraire à la pratique mise en place à Lausanne.

Cette fois, une base légale sera disponible et des agents privés n'exerceront plus des tâches réservées à des forces de police, en particulier la saisie d'objets jugés dangereux. Les établissements devront interdire l'entrée à ceux qui refusent d'être fouillés ou qui se révèlent être porteurs d'objets dangereux. Ils recueilleront ces objets en vue de leur destruction lorsque les clients les donneront sur une base volontaire. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!