Les hautes écoles ont coûté 5,1 milliards de francs en 2006
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Les hautes écoles ont coûté 5,1 milliards de francs en 2006

Les hautes écoles universitaires suisses ont coûté 5,1 milliards de francs en 2006.

Leurs 115 000 étudiants ont été pris en charge par plus de 30 000 personnes (équivalents plein- temps), révèle une récente étude de l'Office fédéral de la statistique.

En 1995, les hautes écoles universitaires avaient coûté 3,7 milliards, une somme qui était passée à 4,6 milliards en 2002. Les hautes écoles universitaires comprennent les deux Ecoles polytechniques fédéales (EPF) de Lausanne et Zurich et les dix universités cantonales, mais pas les hautes écoles spécialisées (HES).

Deux tiers des dépenses (3,4 milliards) sont consacrées au personnel, un tiers (1,7 milliard) à des charges d'exploitation. Les universités cantonales ont totalisé 3,5 milliards de francs de charges, les deux EPF 1,6 milliard.

Les deux EPF et l'Université de Zurich ont coûté chacune environ un milliard. Les croissances des charges de personnel les plus importantes ont été relevées dans les petites universités comme celles de Lucerne (& 14 %) et de la Suisse italienne (& 11 %). A l'inverse, les charges de personnel ont diminué à Berne (- 0,4 %) et à Neuchâtel (- 2,2 %).

Personnel en augmentation

Le personnel des hautes écoles universitaires a représenté en 2006 30 609 équivalents plein-temps (EPT). Cet effectif a augmenté de 2,5 % par rapport à 2005 (29 848). En 1995, il s'élevait à 24 000 EPT. Parallèlement, le nombre d'étudiants est passé entre 1995 et 2006 de 88 000 à 115 000.

Deux tiers des employés sont des professeurs, autres enseignants, assistants et collaborateurs scientifiques, et le tiers restant regroupe le personnel administratif et technique. La proportion de femmes employées a crû de 36 % à 41 % entre 1997 et 2006. Mais seules 2 % d'entre elles ont le statut de professeur, contre 10 % chez les hommes.

De plus en plus d'étrangers

La part des étrangers est aussi en hausse. Entre 1997 et 2006, elle est passée de 30 à 37 % du total. Pour les professeurs, elle a crû de 36 à 44 % des équivalents plein temps. Parmi les étrangers employés, 86 % viennent de pays européens. Et parmi les Européens, 42 % sont des Allemands. Ceux-ci représentent environ la moitié des professeurs et chargés de cours étrangers.

(ats)

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