Actualisé 29.07.2016 à 23:41

Attentats de ParisLes hommes remis par l'Autriche ont été inculpés

Les deux individus sont soupçonnés d'avoir voulu participer aux attentats de Paris en novembre. Ils ont été emprisonnés en France.

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Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, les victimes se reconstruisent pas à pas, en attendant le procès. (Mercredi 13 novembre 2019)

Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, les victimes se reconstruisent pas à pas, en attendant le procès. (Mercredi 13 novembre 2019)

Keystone
L'avocat d'Abdeslam demande à ce que le procès où doit comparaître le seul survivant du commando des attentats de Paris, prévu lundi prochain à Bruxelles, soit reporté. D'autre part, «le transfèrement de Salah Abdeslam et sa remise aux autorités judiciaires belges est annulée», a affirmé de son côté sur son site internet la chaîne publique RTBF. Le prévenu ne sera pas extrait de sa cellule en France pour l'audience en Belgique. (13 décembre 2017)

L'avocat d'Abdeslam demande à ce que le procès où doit comparaître le seul survivant du commando des attentats de Paris, prévu lundi prochain à Bruxelles, soit reporté. D'autre part, «le transfèrement de Salah Abdeslam et sa remise aux autorités judiciaires belges est annulée», a affirmé de son côté sur son site internet la chaîne publique RTBF. Le prévenu ne sera pas extrait de sa cellule en France pour l'audience en Belgique. (13 décembre 2017)

AFP/archive/photo d'illustration
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, sera remis à la Belgique le temps de son procès pour une fusillade pendant sa cavale, mais des discussions continuent sur les conditions de ce transfert sous haute sécurité. (27 novembre 2017)

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, sera remis à la Belgique le temps de son procès pour une fusillade pendant sa cavale, mais des discussions continuent sur les conditions de ce transfert sous haute sécurité. (27 novembre 2017)

AFP

Deux hommes remis vendredi par l'Autriche à la France, soupçonnés d'avoir voulu participer aux attentats du 13 novembre à Paris, ont été inculpés vendredi soir à Paris et emprisonnés, a indiqué une source judiciaire.

A. H., Algérien de 29 ans, et M. U., Pakistanais de 35 ans, ont été mis en examen (inculpés) pour «association de malfaiteurs terroriste», a précisé cette source. Les deux hommes avaient été arrêtés dans un centre de réfugiés en Autriche en décembre et faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par la France.

La justice autrichienne a annoncé vendredi les avoir remis à la France.

En Grèce

Les deux suspects arrêtés en Autriche avaient débarqué sur l'île grecque de Leros le 3 octobre, en se glissant parmi le flux des réfugiés syriens, en même temps que les deux Irakiens, non identifiés, qui se sont fait exploser près du Stade de France à Saint-Denis (banlieue parisienne) le soir du 13 novembre.

A leur arrivée à Leros, les futurs kamikazes du stade avaient franchi les contrôles sans problème, mais la police grecque avait découvert que les passeports d'H. et d'U.étaient des faux et les avaient placés en détention.

Ils avaient été incarcérés jusqu'au 28 octobre, puis avaient gagné l'Autriche où ils étaient hébergés dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile jusqu'à leur arrestation, le 10 décembre.

Un artificier

A. H., le suspect algérien aurait rejoint l'EI en février 2015, et le Pakistanais M. U. est décrit comme un artificier pour deux groupes djihadistes pakistanais réputés proches d'Al-Qaïda.

La police autrichienne a indiqué que «tout au long de leur voyage et jusqu'à leur arrestation, les hommes sont restés en contact permanent avec le groupe Etat islamique».

Après son arrestation en Autriche, H. avait dit aux enquêteurs avoir voulu se rendre en France pour «accomplir une mission», selon une déposition.

Le 18 décembre, la police autrichienne avait par ailleurs arrêté, toujours à Salzbourg, un Marocain âgé de 25 ans ainsi qu'un second Algérien, âgé de 40 ans, soupçonnés d'être en «contact étroit» avec les deux hommes transférés en France.

Concernant ces derniers, les «investigations se poursuivent et n'ont pas encore abouti», précise le parquet de Salzbourg dans son communiqué. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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