Mondial 2010: «Les Honduriens peuvent imploser à tout moment»
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Mondial 2010«Les Honduriens peuvent imploser à tout moment»

Selon Ottmar Hitzfeld, l'équipe de Suisse a toute les cartes en main pour se qualifier vendredi face au Honduras qui, lui, jouera pour l'honneur.

Le sélectionneur de l'équipe de Suisse sent que la qualification est jouable.

Le sélectionneur de l'équipe de Suisse sent que la qualification est jouable.

Le feu est au vert pour la Suisse. Ce vendredi à Bloemfontein, la formation d'Ottmar Hitzfeld a les moyens d'assurer sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. La tâche qui l'attend est, en effet, loin d'être insurmontable.

Une victoire par deux buts d'écart sera synonyme de qualification pour la Suisse quel que soit le résultat de Chili - Espagne qui se déroulera simultanément à Pretoria. Si l'Espagne s'impose par plus d'un but d'écart, une victoire 1-0 suffira à la Suisse. Si l'Espagne devait s'incliner, un simple match nul contre l'équipe qui figure au 38e rang au classement de la FIFA qualifiera également la Suisse.

«Je serai bien sûr informé sur le résultat du match de Pretoria. Il pourrait m'inciter à modifier notre tactique en seconde période, précise Ottmar Hitzfeld. J'ai le sentiment que tout peut se produire entre les Espagnols et les Chiliens».

Mais le sélectionneur croit son équipe capable de passer l'épaule sans un coup de pouce des Chiliens. Battu 1-0 par le Chili et 2-0 par l'Espagne, le Honduras ne jouera que pour l'honneur vendredi soir. Même si sa défense fut la meilleure de la zone CONCACAF lors du tour préliminaire - 11 buts encaissés en 16 matches -, les Honduriens donnent l'impression d'une équipe qui pourrait «imploser» à tout moment.

«C'est vrai, les Honduriens ont des moments d'égarement, confirme Ottmar Hitzfeld. Lors de leurs deux premiers matches, j'ai vu qu'ils n'étaient plus vraiment là en défense. A nous d'en profiter !» La lecture du rapport livré par son espion Martin Trumpler l'a conforté dans ces certitudes. Le Honduras est vraiment prenable.

Il y a quatre ans en Allemagne, la Suisse s'était sans doute retrouvée devant une situation plus compliquée avant son troisième et dernier match du premier tour. Elle devait obtenir le nul contre la Corée du Sud pour se qualifier. Battre 2-0 le Honduras semble un résultat plus aisé à obtenir que jouer pour ne pas perdre contre des Coréens qui possédaient d'autres arguments et contre lesquels les Suisses s'étaient imposés 2-0.

Equipe bâtie avant tout pour défendre, la Suisse devra, pour la première fois dans cette Coupe du monde, faire le jeu. La question est de savoir si elle est capable de changer aussi radicalement de visage. Ottmar Hitzfeld en est persuadé. Comme il est persuadé qu'Alex Frei demeure, à bientôt 31 ans, ce chasseur de but qui peut vous offrir la victoire à tout moment.

Mercredi, Ottmar Hitzfeld a voulu éteindre les feux de la polémique en laissant entendre que son capitaine sera titularisé. Ce match contre le Honduras sera «son» match. Alex Frei a le sentiment que son transfert au FC Bâle a fait de lui l'ennemi public no 1 sur toutes les pelouses de Suisse. Les supporters adverses n'ont cessé, il est vrai, de le siffler alors qu'il passait aux yeux de ces mêmes supporters pour un buteur d'exception quand il portait les couleurs de Rennes et de Dortmund. Alex Frei doit regagner tout le crédit qu'il mérite en faisant parler la poudre contre le Honduras. (si)

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