Océan Atlantique - Les îles Féroé vont évaluer la chasse au dauphin
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Océan AtlantiqueLes îles Féroé vont évaluer la chasse au dauphin

La mise à mort de 1420 dauphins, dimanche dernier, provoque des remous aux îles Féroé. Tout en défendant la tradition, le gouvernement local va évaluer la situation.

Le gouvernement local des îles Féroé a annoncé, jeudi, évaluer la régulation de la chasse au dauphin après la mise à mort de plus de 1400 cétacés, le 12 septembre, qui a suscité une vive émotion à travers l’archipel.

«Le gouvernement a décidé de lancer une évaluation de la réglementation relative à la capture des dauphins à flancs blancs de l’Atlantique», a déclaré le Premier ministre Bárdur á Steig Nielsen. «Bien qu’elles soient considérées comme durables, nous allons examiner de près les chasses au dauphin et le rôle qu’elles doivent jouer dans la société féringienne», a-t-il expliqué, distinguant la pêche de cette espèce du «grind».

Tués au couteau

Tradition ancestrale aux Féroé, territoire autonome danois en mer du Nord, le «grind» ou «grindadrap» consiste, en les encerclant, à acculer avec des bateaux un banc de mammifères marins dans une baie. Ils tombent alors entre les mains de pêcheurs restés à terre, qui les tuent avec des couteaux. Leur viande est alors destinée à la consommation.

«Il est depuis longtemps reconnu, au niveau international, que les captures de globicéphales aux îles Féroé sont durables et que leur stock est abondant.»

Bárdur á Steig Nielsen, Premier ministre féringien

Il s’agit habituellement de globicéphales, appelés aussi dauphins-pilotes noirs (globicephala), mais dimanche, plus de 1420 dauphins à flancs blancs, dont la chasse est également autorisée, ont été capturés de la sorte dans un fjord près de Skala, au centre de l’archipel.

Mise à mort plus lente

En moyenne, quelque 600 cétacés sont pêchés chaque année aux îles Féroé. «Il est depuis longtemps reconnu, au niveau international, que les captures de globicéphales aux îles Féroé sont durables et que le stock de globicéphales dans l’Atlantique Nord-Est est abondant», a souligné le communiqué des autorités, qui déplore une situation «exceptionnelle» le 12 septembre, de par le nombre de bêtes capturées, ce qui a entraîné une mise à mort plus lente.

L’ONG écologiste Sea Shepherd, qui combat le grind depuis de nombreuses années, a dénoncé une «effroyable» «attaque contre la nature». «Si nous avons appris quelque chose de cette pandémie, c’est que nous devons vivre en harmonie avec la nature au lieu de l’anéantir», a dit le PDG de l’organisation, Alex Cornelissen.

(AFP)

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