Élections en Équateur: Les indigènes à Quito pour exiger un nouveau décompte des voix
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Élections en ÉquateurLes indigènes à Quito pour exiger un nouveau décompte des voix

La marche de centaines d’indigènes, partie il y a une semaine du sud de l’Équateur, est arrivée mardi à Quito pour exiger un nouveau décompte du scrutin du 7 février, après l’exclusion de leur candidat présidentiel du second tour pour une différence minime.

Yaku Perez lors d’une conférence de presse à Quito le 23 février 2021.

Yaku Perez lors d’une conférence de presse à Quito le 23 février 2021.

AFP

«Nous avons recensé plus de 16’000 actes électoraux comportant des inconsistances, sur un total de 39’000», a déclaré à la presse Yaku Perez, premier Amérindien à parvenir aussi loin à une élection présidentielle dans ce pays. Entouré de ses partisans marchant en cortège sur plusieurs centaines de mètres, cet avocat écologiste de 51 ans est allé à pied au Conseil national électoral (CNE) pour déposer son recours demandant la révision de ces actes établis par les bureaux de vote.

Au cri de «Yaku, ami, le peuple est avec toi», les manifestants brandissaient les bannières arc-en-ciel du mouvement indigène, sans se confronter aux forces de l’ordre qui cernaient le siège du CNE. La marche avait débuté mercredi dernier à Loja, ville frontalière du Pérou, à près de 600 km de la capitale.

Le candidat du parti Pachakutik, bras politique du mouvement indigène, «a présenté au Conseil national électoral un droit d’objection», afin que «soit vérifié ce qui a été fait par l’administration électorale», a expliqué à la presse Santiago Vallejo, secrétaire du CNE.

Demande de transparence

Le CNE dispose de trois jours pour décider s’il accepte ou non le recours de Yaku Perez, qui a obtenu 19,39% des suffrages contre 19,74% à l’ex-banquier de droite Guillermo Lasso, 65 ans, selon les résultats définitifs annoncés dans la nuit de samedi à dimanche, deux semaines après le scrutin.

Le leader indigène a manqué d’à peine 32’600 voix l’opportunité de disputer le second tour prévu le 11 avril face à l’économiste Andrés Arauz, 36 ans, poulain de l’ex-président socialiste Rafael Correa (2007-2017), arrivé en tête le 7 févier avec 32,72% des suffrages. «Nous demandons seulement que le processus électoral soit transparent», a ajouté Yaku Perez, en déposant les actes électoraux contenus dans 14 cartons.

Le CNE a rejeté mardi une requête de l’entité de contrôle public et du candidat indigène demandant de réviser le système informatique électoral avant le second tour.

(AFP)

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