Genève: Les Indignés font imploser la mairie de la Ville
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GenèveLes Indignés font imploser la mairie de la Ville

Pierre Maudet se dessaisit du dossier des Indignés. Le maire voulait évacuer une partie du campement du parc des Bastions. Ses collègues de l'exécutif ne l'ont pas suivi.

par
Raphaël Leroy
Les Indignés genevois campent depuis le 15 octobre au parc des Bastions.

Les Indignés genevois campent depuis le 15 octobre au parc des Bastions.

C'est la crise au sein de l'exécutif de la Ville de Genève. A l'issue de sa séance hebdomadaire mercredi matin, le maire, Pierre Maudet, a décidé de se dessaisir du dossier épineux des Indignés. Ces derniers campent depuis mi-octobre dans le parc des Bastions.

Un maire désavoué

Lundi, une réunion avait eu lieu entre le maire et les Indignés. Chacune des parties s'était mise d'accord pour réduire le campement semi-rigide, comme la cuisine, et résoudre les problèmes de vols et d'insalubrité.

«Malgré les efforts de la Ville et des organisateurs de la Course de l'Escalade, le camp s'est petit à petit transformé en village semi-rigide donnant lieu à une réelle dégradation du site tant d'un point de vue sécuritaire qu'au niveau de la salubrité», peut-on lire dans un communiqué de la mairie.

Constatant que rien ne s'était passé depuis lundi, Pierre Maudet a soumis à ses collègues de la mairie l'idée de pouvoir évacuer le camp en cas de non-respect du contrat au 30 novembre à 18h.

Une demande qui s'était propagée au sein même du camp des Indignés et qui avait suscité de nombreuses inquiétudes chez les campeurs, comme nous vous le révélions en primeur. Au final, elle sera rejetée par l'exécutif.

Selon le communiqué du maire, la majorité du Conseil a décidé de permettre aux Indignés de continuer leur occupation sans restriction de périmètre ni de durée. Inacceptable pour Pierre Maudet.

Rémy Pagani à la barre

C'est Rémy Pagani qui va «offrir ses bons offices» sur ce dossier brûlant. Le vice-maire est même attendu mercredi soir à l'assemblée générale des Indignés.

«Nous prendrons à ce moment-là les décisions relatives à l'évacuation du bas du camp, explique Martin. Nous avions d'ailleurs prévenu M. Maudet que le déménagement serait décidé mercredi et pas avant.»

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