Les inégalités sexuelles font rage dans les écoles
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Les inégalités sexuelles font rage dans les écoles

BRUXELLES – Un tableau préoccupant de la situation des garçons et des filles dans les écoles belges francophones a été dressé.

Les taux d'échecs des garçons et des filles suivent des courbes opposées. Le retard des garçons est «généralisé». A la fin du secondaire belge, près de deux tiers des filles n'ont pas de retard scolaire, contre moins de la moitié des garçons, selon un rapport de la commission Enseignement du Conseil des femmes. Au niveau des enseignants, le déséquilibre est aussi «vertical». La «base» de la pyramide (le pré-scolaire) est féminine à 99%. Le «sommet» (les profs ordinaires à l'université) est formé à 93% d'hommes.

Le rapport indique encore que les filles ne sont que 30% dans les sections maths fortes et qu'elles sont très minoritaires dans les secteurs «masculins» de l'enseignement technique et professionnel (0,9% en industrie, 0,3% en agriculture). Le supérieur de type court est majoritairement fréquenté par les filles (61%), alors que le supérieur de type long l'est davantage par les garçons (55%), a encore souligné hier le quotidien Le Soir, qui explique que le constat d'inégalité prend parfois des tours tragicomiques.

Le Conseil des femmes constate encore que «la ségrégation sexuée s'effectue à tous les niveaux, via des mécanismes subtils de familiarité, de choix, de goût ou de processus discriminatoires discrets», souvent à l'insu des enseignants.

(gco)

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