Actualisé 11.07.2007 à 20:47

Les infirmières bulgares sont condamnées à mort

TRIPOLI (LIB) – La Cour suprême confirme les peines capitales pour transmission volontaire du sida.

La Cour suprême libyenne a confirmé hier les peines de mort contre cinq infirmières et un médecin bulgares, condamnés pour avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants en Libye. Mais un règlement de l'affaire qui dure depuis huit ans reste encore possible. «La Cour a décidé de ne pas accepter l'appel présenté par les accusés et confirme la peine de mort à leur encontre», a déclaré son président Fathi Dahane, en l'absence des accusés. Le Conseil de l'Europe s'est dit «scandalisé par cette parodie de justice». Mais le Conseil supérieur des instances judiciaires libyen pourrait commuer la sentence en peine de prison. Les condamnés pourraient alors purger leur peine dans leur pays d'origine. La condamnation à mort pourrait d'autant plus s'évanouir que les familles des enfants (dont 56 sont morts) ont accepté mardi des compensations financières d'un fonds spécialement créé sous l'égide de l'UE. Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, Palestinien récemment naturalisé Bulgare, sont emprisonnés depuis 1999. Leurs aveux ont probablement été obtenus sous la torture. Selon le codécouvreur du virus du sida, Luc Montagnier, l'épidémie qui a frappé les enfants de Benghazi, deuxième ville du pays, est liée à la mauvaise hygiène de l'hôpital. Ils l'auraient contracté préalablement.

Marion Moussadek

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