Actualisé 06.05.2016 à 16:33

SociétéLes infirmières suisses tournent le dos au métier

Travail pénible, horaire difficile: autant de raisons qui poussent les infirmières à quitter leur métier.

Photo d'illustration.

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Keystone

Selon une étude de l'observatoire suisse de la santé (OBSAN) publiée vendredi, il importe de mieux fidéliser ce personnel.

Parmi les raisons invoquées pour un départ, 38% ont indiqué ne pas pouvoir participer aux décisions, 36% ne pas bénéficier du soutien de la hiérarchie. Plus d'un tiers des infirmières estiment que leur travail est pénible et stressant et que les horaires sont trop difficiles. Le manque de reconnaissance est aussi une raison importante (33%), ont indiqué les auteurs de l'étude.

Près de trois quarts des ex-infirmières ont souligné le manque de possibilités d'évoluer dans leur carrière. Ce besoin a également poussé 75% des infirmières exerçant encore leur métier à changer d'institution.

Parmi les infirmières sans activité rémunérée, plus d'une sur trois se consacre à sa famille. Et 40% ont entrepris une nouvelle formation.

Travail et vie de famille

Alors que le secteur est en pénurie, des mesures doivent être mises en place pour fidéliser les infirmières, selon les auteurs. Elles doivent notamment bénéficier de plus de soutien pour concilier travail et vie de famille.

En outre, les salaires pourraient être revus. La charge de travail devrait être réduite pour diminuer les risques de burnout et protéger la santé globale des infirmières.

L'étude a été menée de septembre 2014 à février 2015. Plus de 15'000 infirmières ont répondu au questionnaire. La majorité d'entre elles vivaient en Suisse alémanique (72%); 23% venaient de Suisse romande, 4% de la Suisse italienne et 1% des régions frontalières.

Parmi les participantes exerçant encore dans le secteur de la santé, 65% travaillent dans les hôpitaux, cliniques psychiatriques et institutions de réhabilitation, 14% dans les EMS et 11% dans les soins à domicile. Un peu plus de 2% exercent dans une institution de formation et 10% dans d'autres secteurs de la santé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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