Hongrie: Les internautes ne passeront pas à la caisse
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HongrieLes internautes ne passeront pas à la caisse

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé vendredi que le projet de taxe Internet ayant provoqué un tollé «ne peut être adopté sous sa forme actuelle».

«La taxe sur Internet ne peut pas être introduite dans sa forme actuelle (…) Rien ne peut être validé dans ces circonstances», a expliqué le Premier ministre conservateur dans une interview à la radio publique. Après une première mobilisation dimanche, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient défilé mardi à Budapest contre un projet de taxe sur les téléchargements, que ses opposants jugent liberticide. Ces manifestations étaient parmi les plus importantes depuis l'arrivée de M. Orban au pouvoir en 2010. Les opposants ont annoncé la tenue d'une manifestation «de célébration» vendredi soir.

Avant l'initiative annoncée vendredi par le Premier ministre conservateur, son parti Fidesz avait essayé, en vain, de désamorcer la contestation en promettant que la taxe serait plafonnée à l'équivalent d'environ 2 euros par mois pour les particuliers. Le nouvel impôt, qui devait faire l'objet d'un vote au Parlement le 17 novembre, a également été sévèrement critiqué par la Commission européenne.

La contestation de la taxe Internet survient alors que M. Orban, promoteur de réformes controversées des médias et de la justice lors de son premier mandat, est également dans le collimateur des États-Unis, qui dénoncent un recul de l'État de droit en Hongrie. Washington vient également de déclarer indésirables sur son territoire six responsables publics, que l'administration Obama soupçonne de corruption. (afp)

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