Législatives en Irak: Les Irakiens du Golfe ont commencé à voter
Actualisé

Législatives en IrakLes Irakiens du Golfe ont commencé à voter

Les Irakiens vivant dans les pays arabes du Golfe ont commencé à voter dimanche pour les élections législatives dans leur pays dans deux centres électoraux à Dubaï et Abou Dhabi.

Les législatives ont débuté sur fond de violence en Irak.

Les législatives ont débuté sur fond de violence en Irak.

Les Irakiens ont deux jours pour faire leur choix alors que le scrutin est organisé mercredi en Irak sur fond de violences continuelles.

Centres électoraux

«Il n'y a de centres électoraux qu'à Dubaï et Abou Dhabi», a déclaré à l'AFP Omar al-Hadith, responsable de la commission électorale irakienne, expliquant que les Irakiens résidant dans d'autres pays du Golfe étaient appelés à se rendre dans ces deux centres émiratis pour voter.

Il a précisé que le nombre d'Irakiens vivant aux Emirats arabes unis atteint les 52'000, dont 20 à 25'000 sont en âge de voter.

Affluence attendue

Dans la matinée, le bureau de vote de Dubaï n'était pas congestionné mais ses responsables ont affirmé s'attendre à une plus grande affluence plus tard dans la journée.

«Je veux voir mon pays se relever et reprendre sa position de leader», a déclaré après avoir voté Lina Mouchtaq, une Irakienne qui vit aux Emirats arabes unis.

Pour sa part, Abdel Aziz Jassani, un homme d'affaires résidant à Dubaï, a souligné que le gouvernement qui sera issu de ces élections «aura à s'attaquer à de nombreux défis, notamment la sécurité mais également la santé et l'éducation».

Quelque 9.000 candidats sont en lice pour 328 sièges de députés, dans un pays qui ne parvient pas à mettre un terme aux violences, onze ans après la chute de Saddam Hussein

bur/wak/mh/faa (afp)

Attentat revendiqué

Des hélicoptères irakiens ont tiré dimanche sur un convoi jihadiste en territoire syrien pour l'empêcher d'entrer en Irak, tuant huit personnes, un message fort avant les élections législatives du 30 avril.

C'est la première fois que les autorités irakiennes revendiquent une attaque contre des jihadistes en Syrie en proie à une guerre dévastatrice entre rebelles, dont des jihadistes, et le régime.

Officiellement neutre dans ce conflit, l'Irak est sorti de sa réserve en mars, à l'approche du scrutin, le Premier ministre Nouri al-Maliki accusant les monarchies du Golfe, principaux alliés de la rébellion syrienne, de «soutenir le terrorisme».

Camions amenant du carburant

Les hélicoptères de l'armée ont mené le raid dans l'est de la Syrie contre un convoi de camions qui s'approchait de la frontière irakienne pour «délivrer (en Irak) du carburant à l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)», un groupuscule sunnite jihadiste, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé, Saad Maan.

L'attaque a été menée «sans coordination avec le régime syrien», a ajouté le général de brigade Maan, soulignant la responsabilité pour les Irakiens de «protéger la frontière», d'un côté comme de l'autre.

Ton opinion