Actualisé 02.10.2009 à 05:30

Traité de Lisbonne

Les Irlandais revotent, l'UE espère un «oui»

Après un «non» retentissant il y a 15 mois, les Irlandais sont appelés à se prononcer une nouvelle fois par référendum ce vendredi sur le traité de Lisbonne.

Selon les derniers sondages, le «oui» l'emporterait, ce qui débloquerait la réforme des institutions européennes.

«Le soutien en faveur du oui est solide mais il ne faut rien considérer comme acquis»: le premier ministre irlandais Brian Cowen a sonné le rappel, jeudi, dans une déclaration appelant «tout le monde à voter». Le «oui» recueille de 48% à 68% dans les derniers sondages publiés en fin de semaine dernière, contre 17% à 33% pour le «non».

Les 4,3 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des Européens, avaient rejeté Lisbonne à 53,4%, le 12 juin 2008, empêchant l'entrée en vigueur du traité, destiné à assurer le bon fonctionnement d'une UE à 27 pays grâce notamment à la création d'un poste de président et à un renforcement du Parlement.

Pour entrer en vigueur, le texte doit être ratifié par l'ensemble des 27 Etats membres. L'Allemagne l'a ratifié fin septembre, laissant l'avenir de ce texte aux mains de l'Irlande, de la Pologne et de la République Tchèque, qui n'ont pas encore achevé le processus de ratification.

L'Irlande, seul pays tenu par sa Constitution d'organiser un référendum, a accepté de faire revoter la population moyennant des contreparties. L'UE a assuré qu'elle ne toucherait pas aux «spécificités celtiques»: l'interdiction de l'avortement, la neutralité militaire et un faible taux d'imposition. De plus, si le traité est adopté, l'Irlande continuera à disposer de «son» commissaire européen.

Les résultats sont attendus samedi après-midi.

(ats)

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