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JusticeLes jeunes agresseurs écroués

Les cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) en novembre 2007 ont été condamnés à des peines trois à 15 ans de prison.

Cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur un policier en novembre 2007 ont été écroués. Considérés comme les meneurs de ces émeutes, Abderhamane Kamara et son demi-frère Adama Kamara, 29 ans tous les deux, ont écopé respectivement de 15 et 12 ans de prison. Ibrahima Sow, 26 ans, et Maka Kanté, 24 ans, se voient infliger respectivement neuf ans et trois ans. Leur avocat Me Patrick Arapian a dénoncé sur France-Info «une immixtion de la politique dans la justice».

Poursuivi pour complicité pour avoir fourni un fusil de chasse aux émeutiers, Samuel Lambalamba, 24 ans, a été condamné à trois ans d'emprisonnement.

L'avocat d'Adama Kamara a déclaré sur RTL qu'il ignorait si le jeune homme, qui a déjà passé trois ans en détention, ferait appel, étant donné les délais qu'implique cette procédure. Il est possible que son client choisisse, «même s'il n'est pas coupable, de ne pas faire appel pour demander un aménagement de peine et retrouver ses enfants», a expliqué Me Michel Konitz. Pour lui, du fait des témoignages sous X, «il y a un dossier qui ne tient pas, mais il y avait une pression telle qu'acquitter complètement c'était sans doute très difficile».

Des peines allant de sept à 20 ans de prison avaient été requises samedi matin contre les accusés qui clamaient leur innocence.

Henri Martini, secrétaire général adjoint d'Unité SGP Police, le syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix et les gradés, classé à gauche, a estimé sur France Info que «la justice (avait) su faire la part des choses entre les meneurs et les tireurs, et ceux qui étaient derrière».

Pour Ludovic Collignon, du syndicat Alliance, deuxième formation de la profession, plutôt à droite, ces peines sont «proportionnées par rapport aux faits qui étaient reprochés aux accusés». En outre, «elles ont un sens symbolique». «Elles permettent de redonner confiance à nos collègues et de leur faire comprendre qu'on ne peut pas tenter de les tuer sans avoir à en répondre dans la justice». (ap)

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