Suisse -caisse maladie: Les jeunes devraient payer moins que les adultes
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Suisse -caisse maladieLes jeunes devraient payer moins que les adultes

Et si les primes maladie étaient encore plus basses pour les jeunes? Berne se penche sur la question.

Les jeunes devraient bénéficier pour l'assurance maladie du tarif enfant jusqu'à l'âge de 20 ans et payer nettement moins que les adultes jusqu'à 25 ans. La commission de la santé publique du Conseil des Etats soutient cette initiative parlementaire de Stéphane Rossini (PS/VS).

La décision a été prise sans opposition mais avec une abstention. La commission du National, qui avait déjà donné son aval à cette initiative, peut désormais rédiger un projet concret, ont indiqué mardi les services du Parlement.

Stéphane Rossini veut réviser les catégories de primes pour corriger une évolution «socialement inquiétante». L'écart entre les 18-25 ans et les adultes dès 26 ans s'est fortement réduit et se limite très fréquemment à quelques francs.

Les enfants payant nettement moins, le passage des 18 ans peut multiplier la prime par dix, alors que jusqu'à l'âge de 20 ans, les jeunes sont quasiment toujours en formation.

Pour régler le problème, il faudrait adapter la compensation des risques entre les caisses. Les assureurs pourraient alors accorder un rabais plus important aux jeunes adultes de 19 à 25 ans.

Sujet repoussé

Le Conseil des Etats ne traitera pas durant la session d'hiver de la séparation entre assurance maladie de base et complémentaire.

Faute de temps, sa commission de la santé publique n'a pas pu traiter le sujet, a-t-elle indiqué mardi.

Ce projet a été lancé par Alain Berset pour contrer l'initiative pour une caisse unique, rejetée le 28 spetembre en votation populaire. Devant l'opposition de la droite, le ministre de la santé avait toutefois renoncé à en faire un contre-projet stricto sensu et l'avait présenté au Parlement comme simple révision de la loi sur l'assurance maladie.

Celle-ci poserait l'obligation de créer des entités juridiques différentes pour les assurances de base et complémentaire. Elle interdirait en outre de transmettre des données sensibles sur les assurés au sein des groupes. Selon le Conseil fédéral, cela garantirait une plus grande transparence et limiterait la sélection des risques.

Les assureurs ne l'entendent pas de cette oreille. Selon santésuisse, un tel changement engendrerait 400 millions de francs par année de frais supplémentaires, soit une hausse des coûts de 15%. Selon les calculs du gouvernement, une séparation institutionnelle ne coûterait qu'environ 10 millions de francs. (ats)

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