Recherche: Les jeunes femmes se plient au «devoir conjugal»
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RechercheLes jeunes femmes se plient au «devoir conjugal»

Une étudiante de l'Université de Neuchâtel s'est penchée sur des jeunes femmes qui ont eu des relations consentantes avec leur conjoint sans désir.

par
akh
La thématique reste encore tabou et a été peu étudiée.

La thématique reste encore tabou et a été peu étudiée.

Keystone

Mélanie Riggenbach, étudiante en sociologie à l'Université de Neuchâtel, s'est intéressée aux jeunes femmes qui se forcent à avoir des relations sexuelles avec leur partenaire, malgré leur manque de désir.

Elle raconte au quotidien «L'Express» l'échange entre une jeune femme et son partenaire, à la fin d'une soirée. Il lui avait payé le restaurant et le théâtre et souhaitait un rapport sexuel. Sa compagne a cédé par culpabilité et volonté de lui faire plaisir, malgré son absence d'envie.

De cette situation, Mélanie Riggenbach a consacré son travail de mémoire de Master sur les fonctionnements au sein du couple hétérosexuel monogame. Dans ce type de relation, l'amour n'est pas envisagé sans sexualité. Les représentations influencent les comportements des participantes.

Expériences

Le travail cible des jeunes femmes qui commencent leur vie de couple. Mélanie Riggenbach explique dans les colonnes du quotidien qu'elles n'ont souvent jamais été informées sur l'asymétrie des désirs. «Elles ont entendu parler de viol ou de sexualité épanouie, et là, ce n'est ni l'un, ni l'autre». Les participantes considèrent que leur manque de libido est en cause, les envies des conjoints ne sont jamais remises en question.

Accepter des relations sexuelles indépendamment de leur envie est une manière pour ces femmes entre vingt et trente ans de préserver leur couple. L'auteur du travail indique dans «Le Matin» qu'elles cherchent aussi à éviter les conséquences négatives d'un refus comme de la mauvaise humeur ou le silence de leur conjoint voire dans de rares cas, de la violence.

La recherche ne fait pas mention de la baisse de libido des hommes, car le phénomène touche majoritairement les femmes, explique Mélanie Riggenbach au quotidien.

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