«Les jeunes risquent d'être les dindons de la farce»
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«Les jeunes risquent d'être les dindons de la farce»

BERNE – L'Union syndicale suisse (USS) réagit à la loi autorisant le travail de nuit et le dimanche des moins de 18 ans.

En 2006, le Parlement a décidé d'abaisser de 20 à 18 ans l'âge de protection des jeunes dans la loi sur le travail. Les apprentis et les jeunes travailleurs pourront également travailler la nuit et le dimanche. La décision avait déclenché un tollé parmi la gauche, mais aucun référendum n'avait été lancé, faute de moyens. Selon la volonté du législateur, l'abaissement de l'âge de protection ne devait pas avoir de conséquences négatives sur les jeunes salariés, a déclaré Jean Christophe Schwaab, président de la Commission de jeunesse de l'USS hier. Le projet prévoit de trop nombreuses exceptions à l'interdiction du travail de nuit et du dimanche dès 16 ans, voire même 15 ans, selon lui. «Les jeunes risquent d'être les dindons de la farce», a-t-il ajouté. Le Seco a ajouté plusieurs professions, comme celles d'informaticien, de jardinier, d'employé de l'industrie alimentaire ou de la vente, à la liste des exceptions. Pour l'organisation syndicale, des dérogations aussi vastes sont inaccepetables. De telles conditions de travail peuvent avoir des conséquences sur la santé et la sécurité des jeunes. Et de rappeler que le risque de maladie et d'accidents professionnels est particulièrement élevé chez les jeunes. Les employeurs avancent un argument «cousu de fil blanc» pour justifier ce démantèlement de la protection de la jeunesse, a poursuivi, Doris Bianchi, secrétaire centrale de l'USS: sans un assouplissement, les entreprises ne pourront plus former d'apprentis. (ats)

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