Réduction de l'assurance chômage: Les jeunes sont les plus touchés par la réduction des idemnités
Actualisé

Réduction de l'assurance chômageLes jeunes sont les plus touchés par la réduction des idemnités

Les chômeurs n'auront plus droit qu'à 260 jours d'indemnités au lieu de 400 s'ils ont cotisé seulement une année à l'assurance.

Quant aux étudiants, ils ne toucheront plus que 90 indemnités au sortir de leurs études. Le National a serré la vis à tous les échelons mercredi.

Au nom de l'assainissement de l'assurance chômage, la Chambre du peuple a continué de tailler dans les prestations plus drastiquement que le Conseil des Etats. Toutes les protestations de la gauche et ses appels au maintien du statu quo ont été vains.

La majorité bourgeoise a décidé que pour obtenir 400 indemnités de chômage, il faudra avoir cotisé durant au moins 18 mois, avoir au moins 30 ans ou des enfants à charge. Seuls les travailleurs de plus de 55 ans ou les invalides partiels auraient droit au maximum de 520 jours après deux ans de cotisation.

Jusqu'à 25 ans, les chômeurs qui n'ont pas d'enfant à charge ne devraient recevoir à l'avenir que 130 indemnités, quelle que soit leur durée de cotisation. Les personnes de 25 à 30 ans obtiendraient 260 jours.

Les étudiants qui ne trouvent pas de travail après leur formation ne seront soutenus que pendant 90 jours. Ils risquent en outre de devoir attendre 260 jours avant d'y avoir droit.

Coupes à la hâche

Pour une fois, les propositions plus excessives de la droite dure n'ont pas passé la rampe. Par 132 voix contre 51, le National a refusé de quadrupler à quatre ans la durée de cotisation pour percevoir 400 indemnités journalières.

Après deux ans de cotisations, les chômeurs n'auraient eu droit qu'à 200 indemnités et à 300 jours payés après trois ans. Ces mesures auraient entraîné des coupes de l'ordre de 900 millions à 1,3 milliard de francs correspondant à un véritable démantèlement de l'assurance chômage, selon Doris Leuthard.

Clause romande levée

Quant aux régions plus durement frappées par la crise, elles ne pourront plus à l'avenir demander une prolongation temporaire de l'indemnisation à 520 jours. Par 124 voix contre 68, le conseil a refusé le maintien de la clause profitant généralement aux régions romandes.

Actuellement, Neuchâtel, le Jura et Vaud utilisent cette possibilité qui est couplée à une prise en charge de 20% des frais par le canton concerné. Mais ce système créé des inégalités de traitement, ont fait valoir les rapporteurs de commission. Sa suppression devrait permettre 30 millions d'économie.

(ats)

Ton opinion