Statistique: Les jeunes suisses toujours plus nombreux devant le juge

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StatistiqueLes jeunes suisses toujours plus nombreux devant le juge

Le nombre de condamnations pénales de mineurs est en hausse, de 5% entre 2005 et 2008.

La part des infractions avec violence reste en revanche stable, à 17%. Les jeunes Suisses sont nettement plus nombreux à se retrouver face au juge, contrairement aux jeunes étrangers domiciliés en Suisse.

La part de ces derniers jugés pénalement a baissé de 4 points entre 2005 et 2008, alors que celle des jeunes Suisses a progressé de 7 points, écrit vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS). La part des filles est restée stable, précise-t-il.

La hausse de 5% du nombre de condamnations, à 14 632 en 2008, concerne l'ensemble des lois. La part des peines privatives de liberté est restée basse et stable, à 2%.

Recettes à 80 millions

L'apparition des peines pécuniaires dans l'arsenal judiciaire en 2007 a presque doublé les recettes de la justice. En additionnant amendes et peines pécuniaires, les personnes condamnées ont dû payer 80 millions de francs en 2008, contre 47 millions en 2005.

L'an dernier, le montant médian payé par la moitié des personnes condamnées était supérieur ou égal à 800 francs. C'est 14% de plus qu'en 2005, quand n'existaient que les amendes et pas les peines pécuniaires, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Aujourd'hui, ces dernières sont le plus souvent associées à des amendes.

Dans la grande majorité des cas, les délits pénaux sont punis d'une peine pécuniaire (jours-amende) avec sursis, associée à une amende ferme. Dans 86% des plus de 91 200 condamnations d'adultes en 2008, la peine pécuniaire était la peine principale, le plus souvent avec sursis et amende, parfois ferme mais sans amende.

En 2005, avant que ne soient institués les jours-amendes, la sanction la plus fréquente était, dans 62% des cas, la peine privative de liberté, trois quarts étant prononcées avec sursis. En 2008, la prison ne concernait plus que 9% des condamnations.

Nouvellement introduit en tant que tel, le travail d'intérêt général représentait la sanction principale dans 5% des jugements d'adulte en 2008. Dès 1996 cependant, cette forme de sanction pouvait se substituer à des peines de prison inférieures à 90 jours. (ats)

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