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Les jeunes Suisses triomphent à Adelboden

SKI ALPIN – Douze ans après le duo Michael von Grünigen-Urs Kälin, les Suisses ont réalisé un fantastique doublé à Adelboden.

Lauréat du slalom l'an dernier, Marc Berthod a écrit une nouvelle page d'or du ski suisse sur la piste du Chuenisbärgli. Il a devancé son pote Daniel Albrecht pour offrir aux 23 000 spectateurs de la station bernoise un triomphe helvétique.

« C'était un rêve de gamin de gagner le géant ici, s'exclamait le Grison après la course, en deuxième manche, j'avais les jambes qui brûlaient. Arrivé dans le mur final, j'ai été porté par le public, j'ai tout donné et ça a marché ». Quatrième à l'issue du premier tracé, Berthod n'a pas calculé lors de la 2e manche. Le prodige de Saint-Moritz a tout risqué et tout gagné ! Seuls les Français Joël Chenal et Thomas Frey se sont montrés plus rapides que lui sur le second tronçon.

Auteur de son premier top 10 sur le Chuenisbärgli, lors du géant 2005 et victorieux du slalom sur cette piste l'an dernier, Berthod est en train de devenir le petit prince de la station bernoise. Il peinait toutefois à expliquer les raisons d'un tel succès. « Le fait de s'entraîner régulièrement sur cette piste constitue un avantage non négligeable pour moi. Je me suis toujours senti bien ici ».

Deuxième à plus d'une demi-seconde de son faux-jumeau, Daniel Albrecht ne cachait pas non plus sa joie, à l'heure de l'interview : « Je suis super content d'être sur le podium, surtout à côté de Marc ! Renoncer à m'aligner à Bormio a été une décision difficile à prendre pour moi. Mais j'avais besoin de faire une pause, j'étais au bout du rouleau. Aujourd'hui je suis sûr d'avoir fait le bon choix ». Revenant sur sa course il précisait : « Je savais que Marc avait réalisé un temps canon, j'ai essayé de produire le meilleur ski possible. Je n'ai pas fait de grande faute, et cela à suffi pour passer devant Hannes Reichelt. Maintenant je vais pouvoir faire la fête avec Marc ! ».

A la faveur de son deuxième rang et de l'élimination de l'Américain Ted Ligety sur le premier tracé, le Valaisan a endossé le dossard rouge de leader de la discipline. De quoi lui donner des idées : « ce n'était pas un objectif pour aujourd'hui… Mais plutôt pour la fin de l'hiver », a-t-il déclaré pince-sans rire.

Respectivement deuxième et sixième de la première manche, Didier Cuche et Didier Défago n'ont pas pu confirmer sur le deuxième tronçon. Sous les yeux de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, les Romands ont connu une baisse de régime. Crédité du 27e temps du tracé, le Neuchâtelois a rétrogradé au 12e rang final, soit une place devant le Valaisan.

« Je n'ai pas fait de grosse faute du début à la fin de la course, analysait Cuche. Je n'ai toutefois pas su lâcher mes courbes. J'ai privilégié la propreté de ma ligne à la place. Les jeunes ont été plus gonflés. Ils ont laissé filer les skis et cela a été payant ». Pour sa part, Défago estimait avoir perdu toutes ses illusions en fin de parcours : « Ce matin, j'ai bien skié, hormis une grosse faute au milieu, mais c'est surtout le mur final qui m'a été fatal, dans les deux manches ».

Marc Fragnière, Adelboden

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