Actualisé 22.06.2015 à 12:18

SuisseLes jeunes veulent se faire entendre en politique

Une enquête montre que les moins de 18 ans s'intéressent à la chose publique. Avec un bémol toutefois: les filles se sentent moins concernées et moins compétentes en la matière.

Les jeunes de 17 ans s'intéressent à la politique et veulent qu'on les écoute. Deux tiers d'entre eux disent vouloir participer aux élections d'octobre, indique une étude de la Commission fédérale pour l'enfance.

Contrairement aux idées reçues, la moitié des jeunes interrogés se déclarent intéressés par la chose publique, a indiqué lundi la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ) devant la presse à Berne.

Une attention particulière doit toutefois être portée aux jeunes filles, qui affichent moins d'intérêt que les garçons pour la politique. Elles se disent également moins compétentes en la matière.

Ecole de la vie

Pour de nombreuses questions, les adolescents se positionnent comme leurs aînés. Ils associent néanmoins moins souvent l'immigration à la criminalité.

Tant les jeunes Suisses que les étrangers interrogés se disent attachés au pays. Et ils ont confiance en les institutions (école, Conseil fédéral, police).

Si, pour les Tessinois, le chômage demeure le problème numéro un, les Alémaniques et les Romands évoquent plutôt la migration et l'asile. Mais les jeunes s'accordent sur la libre circulation: 62% d'entre eux estiment que c'est la bonne voie pour la Suisse. La majorité des sondés (77%) rejette en revanche une adhésion à l'Union Européenne (UE).

Engagés pour la société

Sur le plan de la sécurité, les individus questionnés ne remettent pas en cause l'obligation de servir mais sont favorables à un service citoyen qui intègre différents domaines: défense nationale, santé, social, protection de l'environnement.

Pragmatiques, plus de 80% des moins de 18 ans pensent que l'école doit aussi être une école de la vie où l'on apprend à gérer son argent ainsi que les risques inhérents aux nouveaux médias. Quant à l'éducation sexuelle sur le lieu scolaire, 59% l'approuvent.

Discorde sur le modèle traditionnel

Au sujet de la famille, 29% des jeunes hommes restent attachés à la répartition traditionnelle des tâches: lui travaille et elle s'occupe des enfants à plein temps. Seuls 15% des filles de 17 ans partagent cet avis. Elles préfèrent miser sur le temps partiel, pour les hommes comme pour les femmes.

Pour parvenir à de tels résultats, la CFEJ a interrogé, entre novembre et décembre 2014, 1990 jeunes, Suisses et étrangers, nés en 1997. L'enquête nationale a été menée en collaboration avec l'Université de Berne et l'institut M.I.S. Trend. (ats)

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