Actualisé 23.01.2018 à 15:17

Festival

Les Journées de Soleure sous haute pression

La manifestation annuelle consacrée au cinéma suisse démarre le jeudi 25 février, dans l'ombre de «No Billag»

de
Catherine Magnin
DR

Moins de films, certes, mais pas moins de cinéma! Si le nombre de titres au catalogue des Journées de Soleure a diminué, c'est que la longueur, notamment des courts métrages, a augmenté. Il y aura toujours autant de plaisir au rendez-vous, au fil des 159 films programmés. Autant de vitalité, d'approches formelles uniques qui réjouiront les cinéphiles.

N'empêche qu'une ombre va planer sur cette édition: «No Billag». C'est la substantifique moelle de Soleure qui est menacée, sachant que les investissements de la SSR représentent le quart du financement de la production cinématographique suisse. Seraina Rohrer, directrice du festival, ne se voile pas la face: si l'initiative «No Billag» venait à passer, les Journées de Soleure devraient, faute de matière suffisante, se repenser. Réduire la durée de la manifestation? Ou la rendre bisannuelle?

Une ouverture sous le signe de l'émotion

En attendant le verdict populaire, le copieux programme de l'édition 2018 promet de belles découvertes, entre docs et fictions, films d'hier (tournés avec la fameuse caméra suisse Bolex) et de demain (via le Future Lab et ses projets de réalité virtuelle). Et en ouverture, un film romand, «A l'école des philosophes», de Fernand Melgar, doc tourné dans un établissement pour enfants handicapés. Un concentré d'émotions pures, de bel augure.

Journées de Soleure

Soleure. Du 25 janvier au 1er février 2018.

Infos et programme complet sur: solothurnerfilmtage.ch

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