Coupe de l'America: Les «Kiwis» sous le choc du formidable comeback

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Coupe de l'AmericaLes «Kiwis» sous le choc du formidable comeback

Accablés, découragés: les Neo-Zélandais ont reconnu jeudi avoir été les victimes de l'un des plus formidables comeback de toute l'histoire du sport dans la Coupe de l'America.

Les Néo-Zélandais se sont beaucoup investis tout au long de cette 34e édition de la Coupe de l'America au fur et à mesure que le suspense grandissait, et il leur sera d'autant plus difficile de surmonter cette défaite.

Les Néo-Zélandais se sont beaucoup investis tout au long de cette 34e édition de la Coupe de l'America au fur et à mesure que le suspense grandissait, et il leur sera d'autant plus difficile de surmonter cette défaite.

«Un haut le coeur pour la Nouvelle-Zélande», résume le titre défilant sur le site d'actualités le plus populaire du pays, stuff.co.nz.

L'Emirates Team New Zealand s'est incliné 9-8 dans la baie de San Francisco face au détenteur américain de la Coupe de l'America, Oracle Team USA, après avoir pourtant mené 8-1. «Ca a été qualifié de plus grand comeback de l'histoire du sport et il est difficile de ne pas être d'accord», a jugé le site internet du Fairfax Media.

«Revenu d'entre les morts»

La régate décisive a eu lieu tôt jeudi matin, heure de la Nouvelle-Zélande. Des milliers de Néo-Zélandais l'ont regardée à la télévision dans un pays où la voile est un sport très populaire.

Pour le commentateur sportif Mark Richardson, les Néo-Zélandais se sont beaucoup investis tout au long de cette 34e édition de la Coupe de l'America au fur et à mesure que le suspense grandissait, et il leur sera d'autant plus difficile de surmonter cette défaite. «On a eu notre chance pour gagner, et c'était quand nous menions 8-1, Oracle est revenu d'entre les morts, ils ont vraiment amélioré leur bateau», a-t-il jugé. «Est-ce qu'on s'est planté ? est-ce qu'ils nous ont battus ? Je pense que c'est un peu des deux.»

«Et merde»

Le Premier ministre John Key s'est montré plus radical en twittant un seul mot: «bugger» (et merde). On peut le comprendre: le gouvernement a dépensé 36 millions de dollars néo-zélandais (22 millions d'euros) pour aider le «challenger» à récupérer la coupe gagnée par la Nouvelle-Zélande en 1995 et perdue en 2003.

M. Key avait prévenu la semaine dernière qu'il serait difficile de justifier pareille somme pour la prochaine édition de la Coupe en cas de défaite. L'expert néo-zélandais Matt Wood a toutefois encouragé ses compatriotes à soutenir un autre projet à l'avenir et à applaudir aux efforts de l'équipe battue plutôt que de les critiquer.

«Ils ont parfaitement navigué, ça ne s'est pas décidé sur une erreur, ça s'est décidé sur la technologie qu'il y a derrière ces bateaux», a-t-il jugé. «On a été dépassé en termes de ressources, c'est un résultat impressionnant compte tenu de ce qu'il y avait en face de nous», a-t-il ajouté.

Un autre commentateur sportif, Peter Lester, a lui aussi estimé que le soutien du milliardaire Larry Ellison avait été décisif dans la réussite du projet américain, particulièrement dans la dernière semaine lorsqu'il a décidé d'investir massivement pour améliorer la technologie de son catamaran. «Les joujoux du patron ont gagné aujourd'hui», a-t-il résumé dans un commentaire qui lui a valu quelques critiques sur son manque de fair-play. (ats)

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