Grève aux HUG: Les laborantins tentent d'apaiser la situation
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Grève aux HUGLes laborantins tentent d'apaiser la situation

Les laborantins et nettoyeurs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) font un geste de bonne volonté.

Aucune solution ne se dessinait jeudi pour mettre fin au mouvement de contestation des laborantins et des nettoyeurs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Le Conseil d'Etat genevois a fermé la porte à toute demande d'augmentation salariale jusqu'au début 2013.

Le huitième jour de ce conflit social avait pourtant commencé sur un geste de bonne volonté de la part des grévistes qui ont renoncé à étendre leur mouvement de contestation au centre de transfusion sanguine. Plutôt que de surenchérir dans l'agressivité, ils entendent calmer le jeu, selon le Syndicat des services publics (SSP).

«C'est une main tendue au Conseil d'Etat afin qu'il ouvre rapidement des négociations», souligne le syndicat qui revendique une revalorisation de fonction et une augmentation salariale pour ces deux corps de métier. Mais le gouvernement genevois, qui avait déjà refusé de recevoir les grévistes mercredi, a coupé net cet élan.

Pour les conseillers d'Etat David Hiler et Pierre-François Unger, il n'est pas question d'entrer en matière sur des demandes salariales jusqu'à l'entrée en vigueur d'une nouvelle grille de salaires prévue début 2013 dans le cadre du projet SCORE, acronyme pour «Système compétences, rémunération, évaluation».

Incompréhension

«C'est notre choix le plus strict de dire non, et nous le faisons sans acrimonie, ni regrets», a indiqué jeudi devant la presse le grand Argentier David Hiler. Le Conseil d'Etat demande aux partenaires sociaux d'attendre les résultats de SCORE, qui vise précisément à réévaluer l'ensemble des fonctions du grand Etat.

Les grévistes ne comprennent pas cette position. «Nous persistons car nos revendications sont justifiées», a indiqué à l'ats David Andenmatten, délégué syndical. Selon le SSP, environ 100 laborantins et 150 à 180 nettoyeurs sont en grève. La direction des HUG a par ailleurs porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui.

Protocole signé

Alors que le conflit s'enlise pour les laborantins et les nettoyeurs, le bras de fer entre les aides-soignantes et le Conseil d'Etat a trouvé une issue favorable. Le canton a accepté une revalorisation salariale liée à un cahier des charges étoffé en 2009 déjà.

Un protocole d'accord approuvé mercredi à une large majorité des aides-soignantes a été signé jeudi par le syndicat SIT et le Conseil d'Etat. Les 1117 aides-soignantes obtiennent une classe de plus avec une hausse de salaire allant de 164 à 282 francs par mois, selon les cas. Le coût pour l'Etat est estimé à 1,56 million. Cette somme fera l'objet d'un amendement au budget 2012.

Division syndicale

David Hiler a relevé jeudi que la situation des aides-soignantes était complètement différente de celle des nettoyeurs et des laborantins. Pour les aides-soignantes, un nouveau cahier des charges a été adopté en 2009, soit avant le lancement du projet SCORE et avant la décision de décembre 2010 du Conseil d'Etat de suspendre toute réévaluation de fonction. Il était donc légitime de négocier.

Il aura tout de même fallu quatorze jours de grève pour parvenir à cet accord, a souligné Manuela Cattani, co-secrétaire générale du syndicat SIT. Plus radical, l'autre syndicat, le SSP, a refusé de signer le protocole d'accord car il exige une progression de deux classes.

(ats)

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