Les législatives au Maroc faussées par la corruption
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Les législatives au Maroc faussées par la corruption

Rabat - Les islamistes du Parti Justice et Développement (PJD) ont affirmé samedi avoir été privés d'une large victoire aux élections législatives au Maroc.

Selon eux, la cause en est la corruption électorale pratiquée par leurs adversaires.

«Nous aurons au maximum 56 sièges car l'argent a coulé à flots. Nous pensons que nous serons quand même le premier parti sinon c'est vraiment le monde à l'envers», a affirmé le «numéro deux» du parti Lahcen Daoudi, qui a été réélu à Fès.

Ce dernier avait affirmé que le PJD obtiendrait 80 sièges contre les 42 dans la législature précédente. Le secrétaire général Saad Eddine Othmani avait quand à lui prédit que son parti gagnerait 70 sièges.

«Nous sommes sûrs d'avoir au moins 40 sièges mais nous rencontrons des difficultés à avoir un décompte exact car l'administration ne donne pas tous les chiffres», a déclaré de son côté M. Othmani, qui devrait être élu dans une circonscription de Casablanca.

Espoirs douchés

«Les résultats sont trop partiels pour pouvoir dire si nous sommes ou non le premier parti», a-t-il ajouté visiblement dépité et fatigué. Les électeurs choisissaient 295 députés dans 95 circonscriptions et 30 députées sur une «liste nationale» séparée, pour assurer un quota de représentation aux femmes.

Réunis à leur siège à Rabat, les militants et dirigeants ont vu fondre leurs espoirs lors des dernières heures de la nuit. Ils ont d'abord accueilli par des chants religieux et des slogans l'annonce par la télévision des premiers résultats qui leur étaient favorables notamment dans les grandes villes.

Puis ils ont été douchés quand M. Daoudi est descendu leur dire que le maximum de sièges auxquels le PJD pouvait prétendre se montaient à 56. Les militants ont commencé à se disperser en silence. Les résultats partiels devraient être annoncés samedi soir par le ministère de l'Intérieur et les chiffres définitifs dimanche.

(ats)

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